Hommage des hommes de lettres et écrivains centrafricains à Aimé Césaire

Publié le par Apa

APA Bangui (Centrafrique) Les hommes de lettres et écrivains centrafricains ont exprimé leur tristessse et compassion à l’annonce de la mort de l’écrivain et poète martiniquais, Aimé Césaire, décédé à Paris le 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans.

Au cours d’un entretien avec APA, le vice-doyen de la faculté des lettres de l’université de Bangui, M. Jean Claude Azoumaye, a annoncé la tenue d’une table-ronde en hommage à Aimé Césaire.

«Sa disparition laisse en tout cas le monde de la littérature africaine, négro-africaine et même francophone dans la perplexité, dans un vide assez béant », a déclaré M. Azoumaye.

Selon lui, le mouvement de la négritude n’est pas seulement resté une lutte pour acquérir les indépendances en 1960. C’était un mouvement d’idées et un courant d’idées.

Pour sa part, le président du Haut conseil de la communication (HCC), l’écrivain centrafricain Pierre Samy Mackfoy, a déclaré que «tout en apprenant la mort de Césaire, j’ai ressenti comme certainement beaucoup d’hommes de lettres, beaucoup d’écrivains comme moi «un choc, parce que Césaire représentait «une valeur inestimable dans le monde des lettres, dans le monde de la promotion du Noir».

«Aimé Césaire est parti, une page est tournée et nous repartons sur une nouvelle base», a ajouté M. Mackfoy.

«Nous pouvons considérer comme héritage « la valorisation de l’homme de noir et la production de la littérature et de la poésie», a-t-il poursuivi.

Au plan politique «je retiendrais sa lutte pour la libéralisation et l’indépendance de l’homme noir», a-t-il conclu.

 

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