TCHAD - REBELLION : IDRISS DEBY ITNO DECLARE AVOIR VAINCU LES REBELLES

Publié le par MISNA

TCHAD   24/3/2006   12.20
APRÈS OFFENSIVE DANS L’EST, DEBY: “NOUS AVONS MIS FIN À LA RÉBELLION”
Politique et économie Politique et économie, Brief

Президент Чада Идрисс Деби. Фото с сайта essochad.com"L'action que nous avons menée a mis un terme à tous les désordres créés par les aventuriers et à l'incertitude de beaucoup de citoyens. Je dis que c'est la fin de toutes les aventures", a déclaré à la presse le président Idriss Deby dans la localité d’Adré, 500 kilomètres à l’est de la capitale tchadienne N’Djamena, après l’offensive lancée lundi par l’armée tchadienne contre des rebelles, à la frontière avec le Soudan.

 “Les déserteurs des forces armées et les auteurs du putsch manqué du 14 mars se sont regroupés d’abord au Soudan, puis à Hadjer Marfaïn – a poursuivi Deby. Le temps était finalement venu de mettre un terme définitif à la déstabilisation du pays”.

 Le président a confirmé la destruction de la base des rebelles du Scud (Socle pour le changement, l'unité et la démocratie) à Hadjer Marfaïn, où les journalistes ont été invités pour constater le déploiement massif de soldats gouvernementaux et le retrait du groupe armé qui, selon le chef d’état-major de l’armée, le général Abakar Youssouf Itno, aurait été “anéanti”.

 “Depuis 2004, nous avons vécu six tentatives de coup d'Etat et, depuis fin 2005 nous avons assisté à une série de désertions d’officiers qui ont bénéficié de l’aide matérielle et financière du Soudan. Ces officiers et leurs acolytes à la solde d’étrangers ont décidé de faire plonger le pays dans le chaos et j’ai voulu éviter cela”, a ajouté Deby, candidat à un troisième mandat à l’élection présidentielle du 3 mai prochain. Dans un communiqué en circulation dans la capitale du Gabon, Libreville, le chef du Scud, Yaya Dillo Djerou, a accusé l’armée française d’avoir participé à l’offensive militaire.

 De Paris, le chargé de communication de l’Etat-major des forces armées, le colonel Gérard Dubois, a sèchement démenti, en précisant que l’armée française aurait seulement évacué par avion quelques blessés tchadiens vers N’Djamena et transporté lundi dernier le président Deby de la capitale à la frontière avec le Soudan.

[VV]

Publié dans L'AFRIQUE

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