Centrafrique : ouverture d'un camp pour personnes déplacées

Publié le par xinhuanet

central_africa.jpgNEW YORK (Nations Unies), 22 janvier (Xinhua) -- Face aux  violences perpétrés par les zaraguinas, ou bandits, qui ont  provoqué une nouvelle vague de déplacements internes dans le nord  de la République centrafricaine, les agences des Nations Unies ont soutenu les autorités locales pour ouvrir le premier camp de  déplacés dans la ville de Kabo. 

     "Au moment où le dialogue entre les différents partis  politiques est en préparation et que les tensions entre les  groupes militants et le gouvernement semblent s'être apaisées, il  est profondément perturbant de voir les populations de la  République centrafricaine continuer de fuir leurs maisons", a  déclaré John Holmes, le secrétaire général de l'oNU adjoint aux  affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence,  selon un communiqué publié mardi à New York. 

     Depuis le début de l'année, plus de 900 personnes sont arrivées à Kabo, où les autorités se sont vues obligées d'ouvrir un centre  pour accueillir les nouveaux arrivants. 

     Le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit l'aide  alimentaire aux agences humanitaires partenaires, tandis que le  Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le  Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) se chargent de les approvisionner en couvertures, moustiquaires, jerricans et savons. 

     Il y a déjà 197.000 personnes déplacées dans le pays, soit 5%  de l'ensemble de la population.  

     "Avec l'augmentation du banditisme dans la région, de plus en  plus de personnes recherchent la sécurité dans les villes",  explique OCHA. Par ailleurs, 98.000 personnes ont quitté le nord  du pays pour chercher refuge dans les pays voisins, en particulier au Tchad et au Cameroun.

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