Centrafrique - France : ILS ONT MARCHE POUR SOUTENIR FRANÇOIS BOZIZE ET ACCUSER LA FRANCE

Publié le par Le Confident

Réunis au sein du Pacte de la Jeunesse pour la Défense de la Patrie (PJDP), les jeunes centrafricains répondant à l’appel de cette organisation juvénile se sont donnés rendez-vous ce Jeudi, 26 Mars 2009 pour une grande marche de soutien au président de la République Centrafricaine, François Bozizé.

Une marche qui a commencé au niveau de la Place Marabéna sur l’Avenue des Martyrs pour finir dans le somptueux cadre du Complexe Sportif Barthélemy Boganda.

Elèves des différents établissements scolaires situés à la périphérie de la Capitale (Miskine, Martyrs, Gobongo, Ben Rachid, Caron, Boganda…) ont répondu à cet appel dans la mesure où, une fois de plus, le nom de la paix a été le catalyseur de cette initiative juvénile.

Avec pour objectifs comme le soulignent les initiateurs de cette marche, de soutenir les institutions de la République, d’apporter du crédit aux efforts salutaires entrepris par François Bozizé et de demander en fin de compte aux « frères qui sont à l’extérieur et qui s’agitent de s’impliquer dans la dynamique de la paix en Centrafrique ».

Un véritable sentiment anti-français

Au cours de cette marche de soutien, des jeunes manifestants ont laissé extériorisé leur colère envers la France accusée frontalement d’être la main invisible qui maintient la République Centrafricaine dans la mare au point qu’en en a marre et qu’on est obligé de descendre dans la rue pour se marrer. On pouvait lire des slogans hostiles à la France qui en a eu pour tous les goûts.
Pèle mêle dans l’assiette des revendications contestataires, des bandeaux du genre : « La France ingrate, complice des traîtres. Non à Charles Massi ! Non à Abdoulaye Miskine ! Non à la Division.. ».
Et le Parti de l’Unité Nationale n’en est pas du reste puisque sur sa pancarte, on pouvait relever le « Non du Pun aux faucons de la guerre et de la division, à la manipulation politicienne du peuple Centrafricain » et un « Oui au respect de la souveraineté nationale, à l’unité nationale et à la paix retrouvées ».

Des slogans de soutien au président Bozizé et au sulfureux vice ministre centrafricain des Affaires Etrangères Saifee Durbar faiSaient aussi partie du décor. On pouvait lire des trucs du genre : « Soutien à François Bozizé, le Grand rassembleur.

Homme de paix pour la réussite du DPI et pour l’unité nationale retrouvée ! 2010 avec François Bozizé ! La jeunesse centrafricaine soutient le ministre Saifee Durbar et dit non aux tracasseries politico-judiciaires de la France… ».

Tout, peut-on dire a été fait pour présenter le Chef de l’Etat comme une simple victime des connexions politico-politiciennes des puissances étrangères jouxtant avec certains fils de Centrafrique au rang desquels, Charles Massi, Abdoulaye Miskine qui ont repris le langage des armes dans le Nord après la tenue à Bangui d’un Dialogue politique inclusif.

Qui manipule qui ?

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La question qui revient naturellement à l’esprit est celle de savoir qui manipule qui dans le cas d’espèce ? Question substantielle qui nécessite des éléments de réponse aussi bien de la part des autorités centrafricaines que françaises tant et si bien que cette question révèle l’état crispé des relations franco-centrafricaines.

Des relations plus que tendues au sommet pourrait-on dire et dont les jeunes réunis au sein du PJDP entendent y trouver des débuts de solution. Sont-ils à leur tour manipulés par le Pouvoir en place ? Par l’autre qui a des soucis avec la Justice française ? Des questions qui demeurent pour l’instant sans réponse.

cy[CLIQUER ICI POUR LIRE LE MEMORANDUM DU PJDP TRANSMIS AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Déclaration du représentant du Chef de l’Etat, Fidèle Gouandjika

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M. Fidèle Gouandjika, ministre en charge de Développement Rural, représentant le chef de l’Etat, a déclaré en langue nationale que la République Centrafricaine appartient à la jeunesse. Il a rassuré la jeunesse qu’il sera leur interprète auprès du Chef de l’Etat, et ne manquera pas de lui remettre le mémorandum confectionné pour la circonstance. Plus d’année blanche, c’est ce que le ministre Gouandjika a livré à la jeunesse centrafricaine, et particulièrement aux élèves qui ont pris part à cette marche. Il a profité de l’occasion pour interpeller les Centrafricains de l’extérieur qui se mettent au travers de la République, de se mettre dans la dynamique de la paix pour consolider les acquis démocratiques.

En rappelant les tristes évènements qui avaient poussé les Centrafricains de tous bords à fuir de gauche à droite, Fidèle Gouandjika a déclaré: « plus jamais ça » avant de déclarer que le chef de l’Etat, dans sa politique voudrait désormais une autosuffisance alimentaire en Centrafrique. Fidèle Gouandjika a fustigé tous les compatriotes qui utilisent le langage des armes pour s’exprimer, qu’ils seront mordus par les serpents dans la brousse. Ces égarés doivent revenir au pays, renchérit le représentant du Chef de l’Etat car, selon lui, des lopins de terre leur seront distribués pour développer l’agriculture et participer ainsi au relèvement de l’économie nationale. Après avoir réceptionné le mémorandum, le ministre Fidèle Gouandjika, très ovationné, avait quitté les lieux.

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Ce qu’il faut retenir

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Toutefois, François Bozizé et son sulfureux vice ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Saifee Durbar recherché par la justice française pour escroquerie sont à n’en point douter les bénéficiaires de cette marche de soutien. Soutien au régime de l’homme fort du 15 mars 2003 ! Soutien au ministre Saifee Durbar ! Dénonciation de la duplicité de la France ! Et quoi de plus concret pour la Paix ?

On s’interroge puisque le nom de la Paix a été mis en avant pour régler en quelque sorte les comptes personnels de ceux des pays ou personnalités qui aimeraient mettre des bâtons dans les roues des autorités de Bangui. Bref, nous avions déjà marché pour la paix. Pourvu qu’elle serve à quelque chose !

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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