Centrafrique - Crise d'électricité : Le président Bozizé menace de limoger la direction de l’énergie centrafricaine

Publié le par Apa

APA Bangui (Centrafrique) Le président centrafricain, François Bozizé, a menacé vendredi de limoger l’ensemble des responsables de la direction générale et technique de la société de l’énergie centrafricaine (ENERCA) au cas où les coupures de courant persistaient à Bangui, a appris APA des sources officielles.

A l’occasion d’une visite impromptue au siège de la société, le chef de l’Etat a demandé aux responsables de s’expliquer sur les délestages intempestifs auxquels la capitale centrafricaine est soumise ces dernières semaines.

Un responsable de l’ENERCA a confié à APA que le président Bozizé, très en colère, a estimé que «cette situation a trop duré et les conséquences au plan économique sont irréparables pour le gouvernement qui est déjà confronté a de nombreuses contraintes financières».

«Je ne saurais tolérer que cela perdure encore», a conclu le chef de l’Etat dont la visite au siège de l’ENERCA a été précédée de 48 heures par celle du Groupe des partis politique de la majorité présidentielle (GPPM) qui a insisté auprès des responsables pour «le rétablissement normal et sans délai» de l’électricité à Bangui.

Dans un communiqué, mardi dernier, les syndicats avaient averti le gouvernement qu’ils allaient déclencher, dans les tout prochains jours et sans préavis, un mouvement de grève pour exprimer leur mécontentement face aux coupures prolongées du courant électrique à Bangui.

Selon les responsables de l’ENERCA, une panne survenue au niveau de la turbine qui se trouve à l’usine de Boali, ville située à 100 km au nord de Bangui, serait à l’origine des coupures d’électricité qui dure depuis un mois dans la capitale. Les installations techniques de l’usine de Boali, qui fournit le courant électrique à la capitale centrafricaine et ses environs sont vétustes et ne répondent plus.

Ces installations qui datent des années de l’indépendance (plus de 40 ans), ont été réalisées par des techniciens russes avec des équipements soviétiques dont les pièces détachées ne sont plus disponibles sur les marchés.

Les coupures d’électricité font vivre un véritable calvaire aux populations. La situation est particulièrement dramatique dans les hôpitaux où les services de radiologie et de la chirurgie sont bloqués.

Le nombre de morts a augmenté de manière préoccupante. A tel point que, jeudi dernier, le Comité international de la croix rouge (CICR) a doté l’hôpital communautaire, l’un des plus importants de Bangui, d’un groupe électrogène de grande capacité, pour parer au plus pressé.

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