SITUATION HUMANITAIRE ET SÉCURITAIRE TOUJOURS GRAVE AU NORD
| "Bon nombre d’habitants des villages du nord, déjà plongés dans la misère, Les déplacés "n'ont accès à rien: ni eau potable, ni abris, ni services de santé ou d'éducation. Ces personnes m'ont dit, de manière quasi-unanime, avoir fui non pas les rebelles mais les représailles des Faca (les forces armées nationales) et de la Garde présidentielle" a déclaré le Secrétaire général adjoint. "Les organisations humanitaires - a-t-il dit encore - estiment qu’un million de Centrafricains, soit un quart de la population, ont besoin d’aide humanitaire (..) Il y a un besoin urgent d’outils et de semences pour les personnes vivant dans la brousse". Les récents combats entre les groupes et rebelles et l'armée, a-t-il rappelé, ont causé le déplacement de 212.000 personnes supplémentaires cette année, outre les 70.000 réfugiés au Tchad et au Cameroun. Selon le dernier rapport (mars) du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), 250.000 personnes sont exposées au risque de crise alimentaire dans le nord du pays. Plus de 70% de la population, toujours selon le Pnud, vivent en dessous su seuil de pauvreté ; 68% des femmes et 46% des hommes sont analphabètes. Entre 50.000 et 150.000 armes circulent illégalement, mais il y a moins de 150 magistrats pour 4,5 millions d’habitants. | ||
vivent retranchés dans la brousse par peur des rebelles et des forces régulières. Les populations des villages de Birao, Sam Ouandja, Ouadda Djallé et des zones environnantes sont abandonnées à leur sort, face aux ‘zaraguinas’, les coupeurs de route, aux bandits, aux rebelles voire aux forces de sécurité. La situation est vraiment alarmante" dit à la MISNA un missionnaire contacté dans la capitale, Bangui, au sujet du drame des Centrafricains du nord. Une situation dénoncée ces jours-ci par le Secrétaire adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, John Holmes, après sa visite sur place et notamment sa rencontre avec les populations "éparpillées dans la brousse" autour de la ville de Paoua.