Centrafrique - Droits de l'homme : ARMEE NATIONALE, LE SILENCE COMPLICE !
A un moment où le peuple centrafricain aspire à la paix, à la sécurité et à la cohésion nationale, gage d'un développement économique et sociale durable, l'on ne cesse de déplorer encore les agissements des forces de sécurité et de défense qui considèrent le peuple comme leurs pires ennemis. En tout cas les évènements de ces derniers jours ne nous démentent pas quant aux comportements violents des forces de défense qui ont pour mission, d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le dernier cas en date est celui qui s'est produit à Kaga Bandoro, chef lieu de la Nana Gribizi, où un soldat a fusillé à bout portant, un paisible citoyen avant de prendre la fuite.
Cela démontre de la relation de maître et de l'esclave qui existe entre les agents de sécurité (police, gendarmerie) et forces armées d'une part et la population de l'autre. Avec la résurgence des conflits armés qui ont secoué ces derniers temps le pays, un fossé se creuse entre le peuple et les forces de défense et de sécurité qui ne cessent de retourner les fusils payés avec l'argent du pauvre contribuable centrafricain. Une armée désorganisée, mal équipée et responsables des viols, vols, pillages de tous bords et quoi encore. Ces phénomènes sont connus par les autorités politiques et la hiérarchie militaire qui ne disent mot.
Un chèque à blanc donné à ces soldats qui se croient tout permis au point de récidiver dans ces tueries, crapuleries…
L'armée nationale composée en majorité des gangs et autres acabits du même genre n'est plus que sa propre ombre puisque politisée à souhait par la hiérarchie militaire. Elle est de ce fait, une poubelle où les délinquants et autres criminels s'y rangent pour échapper à la foudre de la Justice, si justice il en existe encore dans ce pays. Ce qui crée enfin de compte, un climat délétère entre le peuple et son armée aux cotés de laquelle il ne peut plus s'identifier.
Que dire de la passivité des politiques et de la hiérarchie militaire à prendre des mesures pour ramener de l'ordre dans le rang des forces de défense et de sécurité? Un silence complice qui perdure et qui fait empoisonner l'atmosphère déjà morose. Attention, l'avenir peut nous réserver bien de surprises car si l'armée s'en prend au peuple qui est visiblement inoffensif, elle peut s'en prendre un jour, aux institutions de la République. Alors, prudence donc.
Jeudi 19 Avril 2007
La Rédaction
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