Un désastre humanitaire occulté

Publié le par libéraion

La communauté internationale commence à peine à se mobiliser.
Coincée entre le Tchad, le Darfour (ouest du Soudan) et la république démocratique du Congo (ex-Zaïre), la Centrafrique semble avoir été oubliée de tous, ou presque, dans cette zone hautement instable.  Pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon les estimations de l'ONU, plus d'un million de personnes ­ soit le quart de la population ­ sont touchées par la violence, et plus de 200 000 ont dû fuir leur maison. La mortalité maternelle est l'une des plus élevées au monde, un enfant sur cinq n'atteindra pas l'âge de 5 ans et 30 % d'entre eux souffrent de malnutrition chronique...
«Depuis le début de l'année, la communauté internationale commence enfin à prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe et l'aide humanitaire commence à s'organiser», affirme l'un des responsables de l'Unicef à Bangui, Edouard Libeau. Une prise de conscience qui demeure toute relative : sur les 11,7 millions de dollars (7,8 millions d'euros) demandés pour répondre aux besoins de la population, l'Unicef n'a reçu à ce jour que 22 % de ce montant.
«L'histoire de notre pays est celle d'un échec collectif», nous expliquait récemment l'ancien Premier ministre, Martin Ziguélé. Depuis son indépendance, en 1960, cette ancienne colonie française, un temps dirigée par «l'empereur» Bokassa, vit dans une instabilité chronique. Après avoir semblé se désengager, notamment en fermant deux bases militaires en 1997, la France a décidé de s'impliquer de nouveau dans ce pays. Pour des raisons avant tout stratégiques : la Centrafrique est située, comme son nom l'indique, au milieu du continent. Aux portes du géant soudanais.

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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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