CENTRAFRIQUE - LIBERTE DE LA PRESSE : AUJOURD'HUI ALKHALY-NGADY A QUI LE PROCHAIN TOUR ?
En faisant procéder à l'arrestation de Michel Alkhaly Ngady, le Haut Conseil de la
Communication a contribué à sa célébrité et celle de la presse privée indépendante de Centrafrique. La presse privée qui œuvre tous les jours à la consolidation de la démocratie n'avait pas besoin de tant de publicité. Elle fait son travail dans la discrétion la plus totale pour informer ses lecteurs. Et voilà que pour une affaire qui n'en est pas une, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée de Centrafrique est projetée sous les rampes de l'actualité. Merci beaucoup car le GEPPIC n'a jamais songé soigner son image de marque.
Communication a contribué à sa célébrité et celle de la presse privée indépendante de Centrafrique. La presse privée qui œuvre tous les jours à la consolidation de la démocratie n'avait pas besoin de tant de publicité. Elle fait son travail dans la discrétion la plus totale pour informer ses lecteurs. Et voilà que pour une affaire qui n'en est pas une, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée de Centrafrique est projetée sous les rampes de l'actualité. Merci beaucoup car le GEPPIC n'a jamais songé soigner son image de marque. Qu'est-ce qui chagrine tant certains membres du Haut Conseil de la Communication ? En plus des salaires conséquents que leur a octroyés le Président de la République, Chef de l'Etat, certains membres du HCC sont insatiables.
Le point culminant de la lutte du HCC est l'organisation des Etats Généraux des Médias Centrafricains. Or, avec l'attitude actuelle du GEPPIC, cette organisation est en train de leur échapper et elle leur échappera. Le GEPPIC s'est fragilisé sur un problème de droit, qui est tout à fait légitime. Demander l'application de la Loi dans toute sa rigueur est-il un crime de lèse-majesté ? Les Lois sont faites pour réglementer le fonctionnement harmonieux de la société ou des institutions. Et puis la maxime dit bien que nul n'est au –dessus de la Loi.
En introduisant sa requête au Conseil d'Etat, le GEPPIC n'a pas vu les individus, mais une Institution Constitutionnelle illégalement constituée en violation flagrante des dispositions de la Loi 06.008 du 23 Juin 2006, qui modifié et complète les dispositions de l'Ordonnance 04.020 du 31 Décembre 2004.
Dans ce cas, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique donne l'insomnie et effraie les consciences. Et pourtant demander l'application de la Loi est de la compétence de chaque citoyen, sinon notre pays s'érigera en jungle où les lois sont bonnes pour les tiroirs et ne sont faites que pour susciter l'admiration des Institutions Internationales. Dans ce cas nul n'est dupe. Dans leur plaidoirie, Maître Panda, Morouba, Gbiegba, Yangana, Téndouli et Tiangaye ont démonté les arguments de la partie civile représentée par Me Parsé et ceux du Ministère Public représenté par M. Robert Moïdokana.
A cours d'arguments, le représentant du ministère public a commencé à qualifier Alkhaly-Ngady de délinquant et le GEPPIC d'un Groupement de bandits. Ne sont-ce pas des cas d'injures publiques ?
Le GEPPIC et Alkhaly à ce jour n'étant pas condamnés bénéficient jusqu'à preuve du contraire de la présomption d'innocence. Les délinquants notoires et les bandits circulent pourtant librement agressant de paisibles citoyens sans être inquiétés. Heureusement qu'avec subtilité, les avocats ont réussi avec beaucoup de dextérité à relever les cas d'impunité qui concernent certains assassins connus et certains bandits sur lesquels le ministère public ferme les yeux.
Alors que la démonstration a été faite et établie que notre confrère représentait une association, tout a été mis en œuvre pour que le couperet lui tombe personnellement dessus, comme s'il avait agi et en son nom. Dans toute chose la vérité finit toujours par triompher. La vérité est là, dure implacable. Certains confrères du GEPPIC qui font du Journalisme Gombo ou qui rasent les murs de départements ministériels en quête de subsides, se sont acharnés contre le président du GEPPIC, tout simplement parce qu'il milite en faveur de la moralisation de la profession. Ceux-là qui se disent journalistes mais qui ne le sont que de façade sont aussi les véritables fossoyeurs de la presse. Prenant part aux réunions du GEPPIC, ils font des fiches aux autorités dénonçant de manière calomnieuse, les éditeurs qui ont des positions radicales. D'autres monnaient les informations, trahissent leurs sources d'informations et leurs indicateurs alors que la déontologie professionnelle journalistique l'interdit. Ce travail de sous-marin les a mis à nu lorsqu'ils ont été décorés, sans qu'on ne sache quel service ils ont rendu à la République.
Si encore leurs journaux avaient des parutions régulières, on aurait compris que malgré leur position d'organes officieux du gouvernement, ils contribuent à l'information plurielle. Or ce n'est pas le cas pour nombre de ces organes, qui ont des parutions hypothétiques avec une période à tout vent. Ceux-ci peuvent-ils se dire Journaliste au regard des dispositions de la Loi 05.002 du 22 février 2005, relative à la Liberté de la Communication ou des taupes qui ont réussi à infiltrer la profession pour mieux la miner. On dit généralement que le voleur à 99 jours et il y a un jour pour le patron. Aujourd'hui, Alkhaly Ngady subit les foudres du régime. Demain à qui le tour ?
Samedi 31 Mars 2007
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