L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES S'INSURGE CONTRE LES ENTRAVES A LA LIBERTE DE LA PRESSE PRIVEE EN CENTRAFRIQUE

Publié le par A.D.P

DECLARATION 03/07/ADP

CONCERNANT LA CONDAMNATION DU PRESIDENT DU GROUPEMENT DES EDITEURS DE LA PRESSE PRIVEE   INDEPENDANTE 

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) regrette que les mauvais réflexes du passé, l’intolérance, l’injustice caractérisent toujours et davantage les autorités centrafricaines au moment où une sérénité générale  devrait être recherchée dans l’intérêt supérieur de la nation.

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) note que l’Etat centrafricain ne comprend pas encore que la liberté de la presse privée indépendante fait la fierté du pays à l’extérieur et que celle-ci participe par ailleurs grandement à la renaissance nationale par des critiques constructives pouvant assurer la moralisation de la société, tout en permettant aux citoyens, du plus bas au plus élevé, de revenir à la raison, de se remettre en cause, et d’éviter surtout de mauvaises actions préjudiciables au pays.

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) note que la désignation, en violation de la loi par le Président de la République de certains membres du Haut Conseil de la Communication est justement une mauvaise action.

C’est cet acte tout à fait condamnable qui est à l’origine de la réaction, certes non appropriée du GEPPIC.

La plainte du Haut Conseil de la Communication contre le Président du GEPPIC en tant qu’individu, alors qu’il a agi au nom de l’organe qu’il représente, n’est pas non plus appropriée.

Il en est par ailleurs de même en ce qui concerne la décision de justice condamnant le responsable du GEPPIC, non seulement  à titre personnel,  mais au motif d’entrave à l’action du Haut Conseil de la Communication.

En réalité, il s’agit ici d’une manifestation d’opinion qui ne doit pas être jugée, la liberté d’opinion étant prévue par la constitution.

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) fait remarquer que la violation presque systématique de la loi par les plus hautes autorités nationales choque tout citoyen qui aspire à un Etat de droit et à une société devant être débarrassée des effets pervers d’un manque de civisme qui est d’ailleurs l’une des principales causes des crises à répétition de ce pays.

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) estime qu’il aurait été plus sage de régler par le dialogue l’incompréhension née de la violation de la loi par le Chef de l’Etat suivie de la réaction du GEPPIC,  que par le bâton du plus fort, qui est lui-même notoirement fautif.

L’ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) condamne  l’intolérance du pouvoir dans une situation où l’emprisonnement du Président du GEPPIC apparaît clairement comme :

  Une sanction de dissuasion et d’avertissement à l’égard de la presse privée indépendante, autrement dit comme la suspension de l’épée de Damoclès sur sa tête dans le but de la museler ;

  Une sanction contre une opinion qui s’est élevée contre la violation de la loi par le Président de la République qui doit au contraire donner de bons exemples à suivre.

  Une influence indirecte sur l’examen de  l’action du GEPPIC auprès du tribunal administratif saisi au sujet de la même affaire.

                                               Fait à Bangui le 03 avril 2007

                                              Le Président

                                   Emmanuel Olivier GABIRAULT

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Publié dans LES COMMUNIQUES

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