CENTRAFRIQUE - INSECURITE : RIFIFI DANS LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES
SITUATION DANS LE NORD : PLUSIEURS DIZAINES D'ELEMENTS DU BMIA SOUS LES VERROUS
Alors que l'on ne s'attendait pas à une nouvelle désertion dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines, les dernières nouvelles qui nous parviennent font état de ce que plusieurs dizaines d'éléments du Bataillon Mixte d'Intervention et d'Appui (BMIA) ont déserté leur poste à Ndélé pour regagner précipitamment Bangui. C'était le vendredi dernier et, le Chef Suprême des armées, le Général François Bozizé est allé personnellement à leur rencontre car, il conçoit mal le fait que quelques semaines seulement après avoir mis en garde les éléments de forces de défense et de sécurité contre une désertion, ceux-ci lui prouvent encore le contraire. Les éléments du BMIA qui étaient sous la surveillance du Commandant Ngreppé sont mis aux arrêts. La célèbre prison de la Section des Recherches et d'Investigation, le Camp De Roux, Kolongo puis Bossembélé, abritent ces éléments déserteurs. Selon des sources proches des parents des éléments du BMIA, les détenus leur ont fait savoir que trouver à manger dans ces zones est tout à fait difficile et mêmes les populations n'ont pas envie de mettre à leur disposition des vivres. Celles-ci préfèrent les vendre entre elles-mêmes. On nous signale que parfois, ces éléments qui se battent tous les jours sur le terrain ne trouvent pas de quoi à s'alimenter. Ce qui remet sur la sellette, l'éternel problème des PGA dus aux militaires. L'on se pose la question de savoir si véritablement les PGA sont envoyés par la hiérarchie militaire auprès de ces éléments qui ont une mission difficile sur le terrain. L'on sait aussi que les éléments du BMIA qui faisaient partie de la première vague des déserteurs, justifiaient leur désertion non seulement par l'inégal rapport de force sur le terrain mais aussi et surtout par le fait qu'ils éprouvent des difficultés à se faire nourrir.
Et pourtant, il n' y a pas longtemps, le Ministère de la Défense Nationale a déclaré que l'armée centrafricaine profondément réorganisée est désormais en mesure de bouter hors du territoire national, les forces du mal qui ont élu domicile dans le Nord-Est centrafricain. Si cette armée centrafricaine est réorganisée comme on nous le dit pompeusement, cela voudrait dire que les éléments des FACA ne peuvent nullement se plaindre pour leur ravitaillement en vivre.
Par ailleurs, malgré que des mirages français ont survolé le territoire national pour matérialiser le soutien de la France envers son ancienne colonie la RCA qui fait face à la montée en puissance de l'insécurité dans la partie septentrionale, les choses ne semblent pas s'améliorer sur le terrain allant du mal en pire. Aux vues de ses mirages, le peuple centrafricain s'est mis à spéculer estimant qu'enfin, il pourrait y avoir rétablissement de la sécurité dans les zones sous contrôles rebelles afin qu'il puisse librement vaquer à ses occupations. Cette spéculation a vite fait de céder la place au doute sur l'avenir du Centrafrique qui est de ce fait compromis. Et comme François Bozizé n'est pas encore convaincu que cette rébellion peut, constituer un danger pour son fauteuil présidentiel, le règlement pacifique de cette crise sollicité par les forces vives de la nation et la communauté internationale n'est pas à l'ordre de jour.
La nouvelle équipe dirigée des mains de fer par le Général Jules Bernard Ouandé a du pain sur la planche et doit faire valoir ce à quoi il est capable.
Lundi 07 Août 2006
Harly - Schengen
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