CENTRAFRIQUE - CAFEIERE : LA CAMPAGNE DU CAFE A DEMARRE

Publié le par A.F.P

Centrafrique: Lancement de la campagne caféière en Centrafrique avec des prix en hausse

BANGUI, 3 fév  - Le ministre centrafricain délégué à l'Agriculture, Mahama Adamou, a lancé vendredi la campagne 2005/2006 de commercialisation du café, en annonçant une hausse des prix d'achat aux producteurs, en raison d'une hausse des cours mondiaux. "C'est avec beaucoup de satisfaction que nous avons noté un redressement des cours du café au cours du mois de janvier 2006. En conséquence, les prix internes ont été remontés momentanément", a-t-il déclaré dans un message diffusé à la radio et la télévision. Le kilo de "café coque" (non décortiqué) est fixé à 160 francs CFA (24 centimes d'euros) et celui de café marchand supérieur à 402 francs CFA, contre respectivement 60 francs CFA et 195 francs CFA en février 2005, a poursuivi le ministre. "Il s'agit des prix indicatifs internes pour la campagne 2005/2006. Toutefois la Commission technique de régulation de la filière café procédera au cours de la campagne à un réajustement de ces prix indicatifs en fonction de l'évolution du marché à terme de Londres", a expliqué à l'AFP un responsable de l'Office de Réglementation de la Commercialisation et du Contrôle du Conditionnement des Produits Agricoles (ORCCPA). Les cours mondiaux du café ont atteint ces dernières semaines des sommets sur fonds de perspectives limitées en matière d'offre et de mouvements spéculatifs. Dans son message, le ministre Mahama Adamou a félicité les planteurs de café qui ont continué d'entretenir leurs plantations malgré les difficultés structurelles de la filière, aggravées par les crises politico-militaires qui ont agité la Centrafrique depuis la fin des années 90. Le régime du président François Bozizé, au pouvoir depuis mars 2003, souhaite faire du café le fer de lance de la reprise d'une économie centrafricaine sinistrée et porter la production à 7.500 tonnes pour la campagne 2005/2006. Les autorités veulent relancer la filière et aboutir à terme à une production annuelle de 20.000 tonnes. La production caféière centrafricaine, qui atteignait encore 11.800 tonnes en 2000, n'a cessé de s'effondrer pour devenir quasi marginale avec une récolte de 2,4 millions en 2003/2004 avant de remonter à 6.000 tonnes en 2004/2005. En 2000, une étude menée par l'Union européenne avait révélé que les 2/3 des plantations des zones caféières avaient été abandonnées par des planteurs découragés par l'effondrement des cours depuis la fin des années 90 et l'insécurité dans les zones de production. Dans certaines zones diamantifères, de nombreux planteurs, avaient incendié leurs arbres pour se lancer dans la recherche des pierres précieuses.

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Publié dans ECONOMIE

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