Quand le Ministricule Fidèle Gouandjika veut devenir le boucher de Bangui, la République est en danger. Eclairage !

Publié le par l'independant.com

Fidèle Gouandjika
 
Nous sommes le 15 avril, Radio Centrafrique convie dans ses locaux un certain nombre d'acteurs de la vie sociopolitique pour débattre des accords de Syrte et de Birao, signés entre le président Bozizé et les rebelles. Parmi ces personnalités, figure entre autres, Makouzangba vice président du parti de l'unité nationale (PUN) Auguste Boukanga de l'URD, deux paris membres de la mouvance présidentielle, et Olivier Gabirault, président de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), parti politique de l'opposition. Seulement quinze minutes après le lancement du débat, voici un imposteur qui fait irruption dans le studio, il s'agit du ministricule et bouffon Fidèle Gouandjika, des postes et télécommunication, qui n'est d'ailleurs pas invité par le présentateur de l'émission et qui s'empare du micro pour déclarer à la surprise générale « je suis venu rétablir la vérité en tant que Ministre de la République parce que tous les participants au débat sont des membres de l'opposition radicale». Qu'à cela ne tienne, Ngouandjika oublie allégrement le sujet du débat et entre dans une diarrhée verbale, décousue de toute logique et loin des réalités politiques de notre pays. Dans cette logomachie, le ministron vitupère sans ménagement tel un formateur de l'armée, les autres participants au débat « aux dernières élections présidentielles, les Messieurs Boukanga et Gabirault, avaient été lamentablement battus et que c'est eux qui attisent la rébellion armée ». Il a le mérite d'avoir interrompu en direct devant le peuple centrafricain une émission, pourtant très intéressante pour le pays.

Dans une lettre adressée à Bozizé, faiseur de prince, notamment de Ngouandjika, Olivier Gabirault écrit ceci : « Pire, à la sortie, devant tous ceux qui dans les environs immédiats de la station ou en son sein, ont suivi l'émission mais également l'incident, Monsieur le ministre Gouandjika s'est comporté d'une manière qui dévalorise la fonction de Ministre de la République en s'attaquant, à tour de rôle, à chacun des invités au débat avec des propos surprenants ayant visiblement indigné le public, composé des éléments de sécurité, des clients du marché dénommé « Séoul » au bord du fleuve, ainsi que des travailleurs de Radio Centrafrique. Monsieur le ministre Gouandjika s'est adressé à moi en dernier lieu en déclarant ceci : « A LIBREVILLE OU NOUS SOMMES ALLES POUR LA REHABILITATION DE TA CANDIDATURE, JE T'AI FILME SANS QUE TU LE SACHES ET FERAI PROJETER LA CASSETTE A LA TELEVISION.TU ES SUIVI, NOUS T'AVONS A L'ŒIL »

A la lumière de ce qui précède, sommes-nous en droit de nous interroger sur la conception de l'Etat des hommes qui sont actuellement au pouvoir à Bangui. Comment comprendre et interpréter les turpitudes et les égarements de celui qui confond toujours la vie publique au tatami de karaté ? Il faut une certaine tenue dans les actes et le langage lorsqu'on dirige une institution de la république. Etre ministre c'est apprendre à se contenir et à contrôler ses pulsions et ses états d'âme. La fonction de ministre de la république est loin de s'apparenter au fit d'être un enfant de la rue. Celui qui se plaît à s'appeler CHEGUE (Enfant de la rue), selon le langage des Kinois a encore beaucoup apprendre de cette fonction. C'est dire que la république est dirigée par des irresponsables apprentis sorciers, qui n'ont rien dans la tête et tout dans les muscles. La république est véritablement en grand danger, sommes-nous en doit de dire.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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