Les Sud-africains confrontés à une "violence inimaginable", selon le président Mbeki

Publié le par A.F.P

SGE-TDP18-270407131403-photo00-quicklook-default-245x162.jpgJOHANNESBURG (AFP) - vendredi 27 avril 2007 - 15h14 - Le président sud-africain Thabo Mbeki a affirmé vendredi que ses compatriotes étaient confrontés à une "violence inimaginable" qui "terrorise" nombre d'entre eux, treize ans après la fin de l'apartheid.

"Il y a une minorité dans notre pays qui a fait de la criminalité son fonds de commerce, qui terrorise nos communautés, qui dérobe des biens durement gagnés, qui viole des femmes et des enfants et qui fait preuve d'une violence inimaginable à l'encontre des citoyens de notre pays", a-t-il déclaré lors d'un discours prononcé dans le stade de Bisho, dans la province de l'Eastern Cape.

M. Mbeki, qui s'exprimait à l'occasion de la Journée de la liberté, jour férié commémorant le 13e anniversaire des premières élections multiraciales de 1994, a appelé les Sud-africains à prendre activement part à la lutte contre ce fléau.

"Ensemble, identifions ceux qui volent et vendent des biens volés, dénonçons ceux qui vendent et utilisent de la drogue, ceux qui violent des femmes et des enfants", a-t-il lancé.

Le chef de l'Etat s'était retrouvé au coeur d'une polémique en début d'année lorsqu'il avait affirmé que la plupart des citoyens n'avaient "pas le sentiment que la criminalité était hors contrôle".

Depuis, il s'est efforcé de corriger le tir, multipliant les déclarations sur ce thème très sensible dans un pays où la criminalité est l'une des plus élevées du monde, avec une cinquantaine de meurtres par jour.

Début février, dans son discours annuel sur l'état de la Nation, il avait reconnu que "des communautés entières" vivaient "dans la peur".

L'an dernier, 18.528 homicides, 54.926 viols, dont plus de la moitié contre des mineurs, et plus de 500.000 vols et cambriolages ont été recensés, selon les statistiques officielles.

Publié dans L'AFRIQUE

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