BANGUI - INSECURITE : LA VIOLENCE AVEUGLE DES HOMMES EN TENU

Publié le par LE CONFIDENT

RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE A BANGUI

La ville de Bangui n'est toujours pas épargnée du cycle de la violence qui secoue le pays depuis plusieurs années. Les conflits armées dans les localités du nord, les braquages dans la ville de Bangui, les exactions sur les routiers et les paisibles citoyens qui ont choisi de se déplacer à l'intérieur du pays ; ajouté à ce lot, les enlèvements, violences sur les populations, viols et assassinats sommaires constituent le quotidien que vivent les centrafricains en guise de réponse aux problèmes de la pauvreté, de famine, de maladies, du développement, etc.
Le mardi dernier, 26 décembre 2006, une violence aveugle attribuée aux éléments des forces de défense et de sécurité, particulièrement aux éléments de la Garde présidentielle était exercée sur la population de Bangui, précisément celle du quartier Kina.
Il s'agit de la maison du diacre de l'Eglise Baptiste de Kina, membre de l'UFEB, incendiée par les éléments de la garde présidentielle. Une violence parce qu'elle a été exécutée et contrôlée par des hommes en tenue et à visage découvert. Les moyens utilisés comme l'essence aspergée sur la maison et l'allumette qui a servi à mettre le feu sur la maison sont autant des preuves d'un coup préparé et exécuté en toute conscience ou bien recommandé par une main puissante.
Ce qui est encore étonnant dans cette tragédie c'est qu'elle est intervenue quelques instants après le passage du chef de l'Etat dans la localité. Et, semble-t-il que certains éléments qui ont assuré sa sécurité au moment de ce passage, faisaient partie de ceux qui ont orchestré ce coup.
Les forces de sécurité et de défense, encore les éléments de sécurité d'un président de la République ont-ils pour responsabilité le maintien de l'ordre ? Ou encore, ont-ils pour mission de faire incendier la maison d'un diacre ? En d'autres termes, ont-ils le droit de faire la justice eux-mêmes ?
Il est extrêmement dangereux lorsque les éléments de la sécurité d'un président de la République se livrent à ce jeu. Jamais dans un monde de démocratie, les éléments de sécurité d'un président n'ont pour mandat de faire justice. Pis encore, ceux-ci sont intervenus pour venger le Pasteur de ladite Eglise dont la maison avait été pillée et incendiée par la frange des adeptes dissidents qui en avaient ras le bol de la gestion de ce Pasteur.
Ce cas de figure préoccupe plus d'un centrafricain et inquiète l'opinion nationale et internationale. Surtout quand l'acte posé est contraire à la loi et provient d'un corps pourtant sous commandement.

Jeudi 28 Décembre 2006
La Rédaction
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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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