CENTRAFRIQUE - REBELLION : LA BATAILLE DE OUADDA

Publié le par LE MONDE

Centrafrique: "forte résistance" à Ouadda, pas de nouveau tir de Mirage (Défense)
AFP 30.11.06 | 15h31




L'armée centrafricaine affronte une "forte résistance" à Ouadda (nord) mais les Mirage français n'ont plus ouvert le feu depuis lundi, a indiqué jeudi le ministère de la Défense au cours de son point de presse hebdomadaire.

 

Les Forces armées centrafricaines (Faca), appuyées par la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc) et un détachement de militaires français rencontrent une "résistance forte et organisée dans la région de Ouadda", à plus de 700 km au nord-est de Bangui, a indiqué Jean-François Bureau, porte-parole du ministère de la Défense.

Ces forces qui "poursuivent leur avancée vers le nord" font face à "une opposition militaire de même nature que celle que nous avons rencontrée (lundi) à Birao (nord) quand nous avions en face de nous des armes significatives", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

Une source militaire centrafricaine à Bangui a, de son côté, indiqué à l'AFP qu'une colonne des Forces armées centrafricaines (Faca), appuyée par des soldats de la force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), s'est emparée mercredi soir de l'aéroport de Ouadda et est entrée jeudi à Ouadda, où elle s'est heurtée à des éléments de l'UFDR.

Rappelant que les rebelles avaient annoncé leur intention de regrouper leurs forces après avoir été délogés de Birao lundi, le commandant Prazuck a indiqué que c'était effectivement "ce que l'on est en train d'observer" et qu'ils offraient une "résistance militaire sérieuse" à Ouadda.

Il a par ailleurs affirmé qu'il "n'y a pas eu d'action de Mirage contre les rebelles" et "aucun tir" de ces avions depuis la reprise de l'aéroport de Birao lundi, lorsque des éléments de renseignement français avaient répliqué "en état de légitime défense" à des tirs de la rébellion.

Selon lui, les Mirage F1 français stationnés à N'Djamena (Tchad) poursuivaient toutefois jeudi une double mission: "localiser les rebelles qui ont quitté Mouka (localité située entre Bria, située à 600 km au nord-est de Bangui, et Ouadda) et, si besoin est, intervenir au profit des troupes au sol".

Le "détachement opérationnel" français engagé au côté des Faca compte "une quinzaine de militaires qui sont à la fois présents à Birao et au côté des militaires centrafricains et africains qui remontent de Bria", a-t-il encore précisé.

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