CENTRAFRIQUE - SITUATION POLITIQUE ET SOCIALE : UNE NATION EN DANGER !

Publié le par LE CONFIDENT

CENTRAFRIQUE A L'HEURE DES CRISES

Les centrafricains traversent les pires moments de leur histoire depuis les indépendances en 1960.
Le changement politique du 15 mars 2003 faisait croire aux centrafricains à un nouvel horizon qui leur promet un pays radieux, après plus de quarante années de gabegies et de gestion scabreuse, de pires violations des droits de l'homme où les libertés et dignités humaines sont soumises aux restrictions de toute sorte. Un an après le retour à l'ordre constitutionnel, les centrafricains continuent de vivre dans une extrême précarité.

Cumul d'arriérés de salaires, pensions et bourses avec le cortège de maladies, famine. Cette situation de fait paralyse l'administration centrafricaine et ralentit la croissance économique. Conséquence, le front social, ce dernier temps, s'est raidi, mobilisant toutes les centrales syndicales. En commençant par l'enseignement supérieur ensuite celui du secondaire et enfin du fondamental I, les enseignants exigent trois mois de salaires avant toute reprises activités académiques. A ce sujet, les fonctionnaires centrafricains sont dépassés par la gestion opaque des affaires de l'Etat et souhaitent une amélioration de leurs conditions de vie.
 
Ce raidissement se poursuit du côté des douaniers par le décret dissolvant l'administration douanière. Ils ne sont pas par quatre chemins pour dénoncer cette violation grave des textes statutaires de la Fonction Publique par l'exécutif. Pour ceux-ci, il n'est nullement question de dissoudre un corps de métier pour la réformer. Ce qui est contraire aux textes en vigueur .

Sur le plan des Droits de l'Homme, l'affaire Raïkina et autres acquittés déportés par l'exécutif en s'ingérant dans le judiciaire, ce, en violation délibérée des dispositions de la constitution qui prône la séparation du pouvoir, ce cas de figure remet en cause l'idée d'un Etat de droit et démocratique. Cette méthode de gestion, l'on peut sans se tromper penser au retour au galop de la dictature en Centrafrique.
La RCA est devenue un pays où l'impunité est érigée en système de gestion. Le monde des affaires fait face à un réseau de mafieux où les sociétés naissent et disparaissent demain voire on procède à leur fermeture au profit d'une classe.
 
 Les opérateurs économiques de tous bords pratiquent leur propre législation en vue de se faire du beurre sur le dos du peuple centrafricain.
Ah ! Pauvre Centrafrique. Le chemin du bonheur reste encore trop long. Pour que tu accèdes au stade du mieux-être, tu dois doubler de vigilance.
Jeudi 28 Septembre 2006
La Rédaction
http://www.leconfident.net

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article