Gabon : recours contre l'élection d'Ali Bongo portant sur sa nationalité

Publié le par Afp

LIBREVILLE — Un candidat à la présidentielle au Gabon a annoncé samedi avoir déposé chez un huissier un recours devant le Conseil constitutionnel demandant l'invalidation de l'élection d'Ali Bongo, au motif que celui-ci serait adopté et aurait donc acquis la nationalité gabonaise.

"Les origines du candidat Ali Bongo Ondimba demeurent ambiguës. S'il est avéré que ce dernier a acquis la nationalité par adoption, il appartiendra à la Cour de constater l'irrégularité de l'élection", indique le texte du recours que l'AFP a pu consulter et déposé par Luc Bengono Nsi, candidat malheureux (moins de 1%) à la présidentielle pour le Mouvement de Redressement national (Morena), le plus vieux parti d'opposition gabonais.

"L'intérêt supérieur du Gabon est sérieusement mis à mal avec l'élection d'un candidat aux origines douteuses", ajoute le texte.

Selon une rumeur persistante au Gabon, Ali Bongo serait un orphelin de guerre du Biafra (sud-est du Nigeria) et aurait adopté par Omar Bongo et son ex-épouse la chanteuse Patience Dabany. Pendant la campagne électorale, des messages téléphoniques sur internet affirmaient notamment qu'Ali Bongo était Nigérian.

En avril, Ali Bongo a formellement démenti la rumeur. "Quand je suis né, le Nigeria n'était même pas indépendant. Il (l')est devenu un an après et cette guerre du Biafra a commencé" en 1967, alors que "j'ai déjà 8 ans", a-t-il commenté.

Pour M. Bengono Nsi, qui fait partie du collectif de candidats contestant les résultats du scrutin, "il ne s'agit pas de xénophobie", mais "d'appliquer la loi. La Constitution prévoit ce cas. Il faut l'appliquer".

L'article 10 de la Constitution gabonaise stipule que "toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République".

Le collectif de candidats contestant les résultats de l'élection a précisé vendredi qu'il déposera un recours "en temps opportun", avant la date limite du 19 septembre.

Selon une source de ce collectif, ce recours devrait être déposé la veille du 19 septembre et portera uniquement sur les "irrégularités de l'élection".

Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des voix, devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%), qui revendiquent chacun la victoire.

Publié dans L'AFRIQUE

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Jean Michel 18/09/2009 09:45

Ils ne seont pas entendu par la cour constitutionnelle parce que c'est elle qui a validé la candidature d'Ali mais surtout parce que depuis le debut de ce processus, la presidente par interim, le ministre de l'interieur, la cenap et la cour constitutionnelle sont de meche avec Ali. Ce sont eux qui l'on fait élir et pas les français comme on peut nous mle faire croire. Mr Sarcozi n'est pas un saint mais il est loin de ce predecesseur français. Nous sommes embrigandés par une caste que Mr ben MOUBAMBA n'a eu de cesse de denoncer. Le Gabon appartient à ces puissant qui sont: Marie madelene qui a la loi pour elle toute seul, Le ministre de l'interieur et de la defense nationale qui à la force et le control des urnes,La presidente de la republique qui protege les interet du PDG et de leurs delits passés.Ils ne cederont pas pour la simple raison qu'ils ne veulent pas qu'on leur demande des comptes. Omar jouait ce jeu là, ali leur a promis la protection. C'est connu de tous qu'Ali n'est pas Gabon. C'est à cause de ça que Mr Rendjambé est mort pour l'avoir dit qu'il était biafra et qu'il ne pouvait pas parler des chose du pays.