Gabon - Présidentielles 09 : Ali Bongo élu président du Gabon avec 41,73% des voix

Publié le par 20 Minutes.fr

Ali Bongo président du Gabon. Les résultats de l'élection présidentielle ont été annoncés à la télévisions gabonaise RTG1 par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Le fils de l'ancien président Omar Bongo remporte l'élection avec 41,73% des voix.  Une victoire qui devra être confirmée par la présidente de la Cour consitutionnelle du Gabon, Marie-Madeleine Mborantsuo. Ses deux principaux opposants, qui revendiquaient la victoire, André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur, et Pierre Mamnboundou (le leader de l'Union du Peuple gabonais (UPG), obtiennent respectivement 25,88% et 25,22% des voix.

Selon l'AFP, des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers de Libreville à l'annonce des résultats. Et selon France24, des troubles auraient déjà éclaté dans la capitale économique du Gabon, Port-Gentil, où des installations seraient en feu.

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Les forces de l'ordre gabonaises ont dispersé ce jeudi matin les manifestants, dont des candidats à la présidentielle, qui attendaient depuis la veille devant les locaux de la commission électorale l'annonce des résultats. Plusieurs milliers de personnes ont passé la nuit devant le rond-point qui se trouve devant l'entrée de la commission électorale. Selon le correspondant de France 24, un manifestant aurait perdu un doigt pendant la dispersion.

«L'armée a chargé et lancé des grenades lacrymogènes sur les candidats et sur la foule qui attendaient pacifiquement l'annonce des résultats. Les leaders politiques, dont Pierre Mamnboundou et André Mba Obame», ont été pris dans la bousculade, a affirmé un conseiller de  Pierre Mamboundou. Selon des témoins directs contactés par l'express.fr, les «Bérets Rouges» - les parachutistes - ont participé à la dispersion. Lors de cette charge, Pierre Mamboundou aurait été sérieusement blessé. André Mba Obame aurait été pour sa part «exfiltré et placé en lieu sûr».

Ci-dessous, une vidéo montrant des partisans de Pierre Mamboundou en train de danser devant le siège de la Cenap à Libreville dans la nuit de mercredi à jeudi.


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Désaccord entre les membres de la Commissions électorale

Les membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) ne parvenaient pas à se mettre d'accord et une «incompréhension» avait entraîné un nouveau retard de l'annonce des résultats de la présidentielle, initialement programmée pour mercredi, a expliqué ce jeudi le président de cette commission, René Aboghé Ella.

Il y a «une certaine difficulté à s'accorder sur la procédure de validation des résultats» entre les membres de l'assemblée plénière de la Cénap, instance de décision de cette structure, a déclaré René Aboghé Ella, à la télévision publique RTG1.

Des problèmes techniques

René Aboghé Ella a aussi fait part de «problèmes techniques» en début de réunion. Les procès-verbaux issus des 2.800 bureaux de vote du pays ont été «disponibles avec un certain retard», a-t-il dit. «Nous allons continuer à examiner les moyens de sortir de cette petite incompréhension», a-t-il assuré. «Nous espérons ne pas dépasser la matinée» de ce jeudi «pour annoncer des résultats fermes», a-t-il dit.

L'assemblée plénière de la Cénap, composée de représentants de la majorité, de l'opposition, des candidats indépendants et du gouvernement, est réunie depuis mercredi 19 heures locales (21 heures en France). Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le 30 août, trois candidats, André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur (indépendant), Pierre Mamboundou, opposant historique, et Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du président défunt, Omar Bongo, se sont déclarés vainqueurs de ce scrutin à tour unique.

Nicaise Moulombi, président de l'ONG Croissance saine environnement, et observateur pour France24, commentait ainsi le déroulement du dépouillement mercredi: «Il est vrai qu'il aurait été difficile d'annoncer les résultats de l'élection plus rapidement. Le Gabon est un pays assez vaste, avec neuf provinces, et où les infrastructures de transports ne sont pas bonnes. Il faut donc du temps pour que les résultats arrivent à Libreville. Et puis il y avait 18 candidats et 4.000 bureaux de vote: le dépouillement est forcément long. Mais trois jours avant d'annoncer les résultats, cela laisse le temps de distribuer des "sandwichs chargés". C'est-à-dire de verser des pots-de-vin à ceux qui transmettent les procès-verbaux.»
C. F. et M. D. avec agence

Publié dans L'AFRIQUE

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