RDC - Centrafrique : La CPI accepte la « mise en liberté provisoire » de Jean-Pierre Bemba

Publié le par Afrique Echos Magazine

La Cour pénale internationale (CPI) s’est déclarée, vendredi, favorable, à la « mise en liberté provisoire » de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC). La CPI estime qu’il n’y a pas de risque que l’accusé fasse obstacle à l’enquête ou commette à nouveau les mêmes crimes s’il attend le début de son procès en liberté. Il restera, à présent, de trouver un pays qui accepterait de l’accueillir jusqu’à son procès.

Sur les six pays, notamment européens, censés l’accueillir, en plus de l’Afrique du Sud, quatre auraient déjà refusé leur hospitalité à Jean-Pierre Bemba. Ce n’est pas le seul obstacle, la procureur de la CPI aurait, en effet, décidé de contester cette décision de libération conditionnelle devant la Cour d’appel.

C’est entre le 7 et le 14 septembre que la CPI va tenir des audiences pour entendre les observations des États susceptibles d’accueillir l’accusé, à savoir la Belgique, la France, le Portugal, l’Afrique du sud, l’Italie et l’Allemagne, selon cette source.

Son avocat Me Aimé Kilolo, qui avait réclamé la remise en liberté de M. Bemba lors d’une audience devant la CPI le 29 juin, a notamment indiqué que l’accusé possède des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés et a des « liens sociaux importants » en France.

M. Bemba est accusé de meurtre, viol et pillage notamment, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, selon le procureur de la Cour pénale internationale. L’intéressé, 46 ans, avait comparu devant la CPI du 12 au 15 janvier lors d’audiences de confirmation de charges concernant des exactions commises en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003, par les hommes armés de son parti le Mouvement de libération du Congo (MLC).

Jean-Pierre Bemba, qui avait quitté la RDC en avril 2007 après avoir perdu les élections présidentielles de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles. Il avait été transféré puis placé en détention à La Haye, où siège la CPI, début juillet 2008.| AEM

Publié dans JUSTICE

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