CENTRAFRIQUE - CONCERTATION GENERALE SUR LA SECURITE ET LA PAIX : LA SITUATION INSECURITAIRE DU PAYS ENFIN DEBATTUE

Publié le par AFRIQUE CENTRALE INFO

Conclave sur la sécurité - 28/7/2006

Le président centrafricain François Bozizé a réuni vendredi les partis politiques, les forces de sécurité, les syndicats, les ONG et les confessions religieuses et diplomates pour une concertation sur la sécurité et la paix en Centrafrique.
 
"J’ai promis depuis fort longtemps la rencontre d’aujourd’hui, pour une concertation générale sur les questions de sécurité et de paix en Centrafrique", a déclaré le président Bozizé, en ouvrant les travaux, avant de présenter la situation sécuritaire du pays.
 
Les participants devaient ensuite tour à tour exposer leurs idées sur le sujet et tenter d’esquisser des solutions.
 
Le président Bozizé a daté le début de l’insécurité aux années 80, soulignant qu’avant, la Centrafrique était appelée "Suisse africaine, en raison de la paix qui y régnait" et de la paix avec ses voisins.
 
Parmi les causes de cette insécurité, le président centrafricain a cité la "présence d’éleveurs peuhls en RCA dans les années 70-80 (...) les soubresauts politico-militaires dans les pays qui entourent la Centrafrique (...) la pauvreté généralisée du fait des mutineries successives (...) le gain facile au moyen de la prolifération des armes individuelles".
 
Il a accusé "une aile du MLPC" - le Mouvement de libération du peuple centrafricain fondé par l’ex-président Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis qu’il a été renversé par M. Bozizé le 15 mars 2003 et exclu récemment du parti - d’entretenir les rébellions en gestation qui font régner, en même temps que des bandes armées, l’insécurité depuis plusieurs mois dans le nord du pays.
 
Il a également mis en cause "l’extérieur" dans "l’affaire Tiringoulou-Gordil", dénonçant les "atterrissages multiples d’avions Antonov ou autres qui ont déchargé armes, munitions et hommes à Tiringoulou (800 km au nord-est de Bangui)".
 
"Il n’y avait que des étrangers, y compris les pilotes", a-t-il affirmé.
 
En mai, deux soldats centrafricains avaient été tués dans la région dans un accrochage et fin juin douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) avaient été tués dans l’attaque de leur camp à Gordil (50 km de Tiringoulou).
 
Le régime du président Bozizé, fidèle soutien de son voisin tchadien Idriss Deby Itno qui l’a aidé à prendre le pouvoir en 2003, a attribué ces accrochages et violations de son territoire à des rebelles tchadiens hostiles au régime de N’Djamena et soutenus par le Soudan.
 
Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est récemment inquiété de "l’impact négatif" que pourraient avoir la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan) et la détérioration des relations entre le Tchad et le Soudan voisins.

Publié dans POLITIQUE

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