Centrafrique : Seules 31 des 116 recommandations du DPI ont été appliquées par le gouvernement centrafricain

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APA Bangui (Centrafrique) 30-06-2009 - Le Président du comité de suivi des recommandations du Dialogue politique inclusif (DPI), M. Henri Maïdou, a déploré, au cours d’une conférence de presse, lundi à Bangui, la non application des recommandations de la grande concertation de la classe politique centrafricaine qui s’est déroulée du vendredi 20 au samedi 21 février 2009.

Sur un total de 116 recommandations, 31 soit 27% ont exécutées, 2 soit 2% l’ont été en partie, 54 soit 47% sont en cours d’exécution et 29 soit 25% sont encore non exécutées, a indiqué M. Maïdou, ancien premier vice-président de la République et ancien ministre conseiller spécial du chef de l’Etat.

« Nous avons comme l’impression que certaines recommandations qui auraient dû être mises en œuvre ne l’ont pas été à cause du manque de volonté des autorités compétentes », a-t-il déclaré.

« Mais on ne peut pas déterminer de manière concrète ce manque de volonté, c’est un problème tout a fait abstrait et il nous est absolument impossible de l’apprécier », a-t-il ajouté. M. Maïdou a dénoncé la modification unilatérale par le gouvernement du projet de loi sur le code électoral élaboré par le comité ad hoc chargé de la révision de ce code, au risque d’engendrer des dérapages dans le processus électoral en cours.

« Nous ne pouvons pas à mon avis aller au-delà puisque les textes que nous mettons en place ne nous ont pas donné un pouvoir de cœrcition sur une entité donnée », a-t-il poursuivi.

Il a également déploré le retard accusé dans la mise en œuvre du programme du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants qui conditionne pourtant le respect du processus électoral ainsi que le retard accusé dans l’organisation des tables-rondes sectorielles nécessaires à la mise en œuvre du DDR.

« Le Comité de suivi attire l’attention de tous que l’application des recommandations du DPI doit observer scrupuleusement le principe de l’immuabilité et de l’intangibilité des recommandations du DPI, afin de consolider la paix et la stabilité des institutions nationales », a conclu M. Maïdou.

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