AFRIQUE/FRANCE - IMMIGRATION : POUR ALPHA OUMAR KONARE IMMIGRATION CHOISIE = TRAITE DES CERVEAUX

Publié le par PANAPRESS

L’immigration choisie, "une traite des cerveaux", selon Konaré

28 juin 2006 - PANAPRESS

actualité afriqueL’immigration choisie, "c’est une traite des cerveaux que nous ne pouvons pas accepter", à déclaré, mercredi à Banjul, la capitale gambienne, le président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré à l’ouverture de la réunion du Conseil des ministres de l’organisation panafricaine.

"L’immigration choisie" est une loi adoptée par la France, à l’instigation de son ministre de l’Intérieur, Niolas Sarkozy, afin de réguler l’entrée des étrangers sur son territoire à partir de critères sélectifs bien précis.

Le président de la Commission de l’Union africaine a exhorté les ministres à discuter amplement de cette question qui a soulevé l’ire de beaucoup d’Africains.

"Nous devons tenir des réunions importantes sur ce sujet qui doivent déboucher sur une rencontre avec l’Union européenne. Mais le minimum, c’est d’avoir une position commune avant d’engager le débat avec l’UE", a estimé M. Konaré.

Avant le président de la Commission de l’UA, la vice-présidente de la République de Gambie, Mme Isatou Njie Saidy, avait demandé aux ministres de "définir des stratégies et des positions pour permettre aux Africains de pouvoir bénéficier d’une protection face aux humiliations et aux actes de racisme".

Le président Konaré a, par ailleurs, évoqué la question des départs massifs vers l’Europe à partir des côtes africaines. "Ces mouvements secrètent des violences et, si nous ne prenons pas garde, cette violence pourrait exploser dans nos propres villes".

Abordant les aspects financiers, Alpha Oumar Konaré a dénoncé certains dossiers mal gérés comme "l’organisation de la rencontre des intellectuels africains et de la Diaspora où les règles de gestion n’ont pas été respectées".

"Nous devons admettre nos erreurs en toute humilité et veiller à ce que la Commission fasse preuve de sérieux et veiller à ce que ne s’installe la culture de l’impunité", a-t-il ajouté.

On rappelle que la réunion du Conseil des ministres de l’Union africaine, qui prend fin jeudi, doit éplucher les dossiers à soumettre au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement dont les travaux débutent samedi prochain.

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