Tchad et Centrafrique : Mulet juge urgent de renforcer la MINURCAT

Publié le par Un.org

24 avril 2009 – Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, a estimé vendredi qu'il était urgent de renforcer la composante militaire de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), qui a pris la relève de la force de l'Union européenne (EUFOR) le 15 mars, en lui fournissant notamment les équipements nécessaires.

 

Au 22 avril, la force de la MINURCAT comptait 2.425 militaires, grâce notamment aux contributions de troupes du Ghana et le Togo, a-t-il précisé lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité. Dans son dernier rapport, le Secrétaire général de l'ONU envisageait une augmentation importante de la force de la MINURCAT de 2.085 hommes au 15 mars à 3.845 à la fin juin, pour atteindre ses effectifs complets de 5 200 troupes avant la fin 2009.

 

« Nous sommes malheureusement obligés, à présent, de procéder à certains ajustements à la suite des retards que je viens d'évoquer et n'atteindrons le plafond de 5.200 militaires que si des États Membres mettent à disposition de la Mission des hélicoptères militaires et leurs éléments de soutien », a dit M. Mulet.

 

Le Sous-Secrétaire général a insisté sur « le manque d'éléments essentiels pour la force, notamment une unité de transmissions à Abéché et la majorité des hélicoptères militaires requis ». Actuellement, l'ONU n'a reçu d'offres que pour six hélicoptères militaires; 12 autres restent à générer. En outre, les quatre hélicoptères déjà sur place ne peuvent être utilisés sans l'accord écrit du pays contributeur de troupes. Il a insisté sur le risque que fait peser le manque d'hélicoptères militaires ayant la capacité de conduire des opérations de jour et de nuit.

 

M. Mulet a estimé qu'il était d'autant plus urgent de renforcer la MINURCAT au vu des défis sécuritaires, politiques et humanitaires qui se posent dans la région. Sur le plan politique, peu de progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre des processus politiques en cours au Tchad d'une part, et entre le Tchad et le Soudan, d'autre part. Selon lui, en l'absence de réconciliation politique, particulièrement au Darfour, la situation humanitaire reste particulièrement difficile.

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