Centrafrique : Tension à l'Assemblée Nationale !

Publié le par Le Confident

A la représentation nationale les honorables députés de la nation et le personnel administratif enregistrent des d’arriérés de salaires et d’indemnités ; une situation qui suscite la tension parmi les députés et le personnel avec le bureau de l’assemblée nationale et fragilise aussi le rapport entre le législatif et le gouvernement.

Comment la crise est née ?

Comme prévu par la loi, la représentation nationale dispose d’une autonomie budgétaire pour faciliter son fonctionnement. Depuis deux années, les chapitres relatifs au fonctionnement de l’assemblée nationale ne sont plus versés. Il faut dire qu’avec un ancien ministre des finances, le bureau de l’assemblée nationale, compte tenu des contraintes budgétaires, s’est convenu avec lui, pour que le versement des chapitres accordés pour le fonctionnement de cette institution soient échelonnés sur chaque semaine. Ainsi, l’exécution de la ligne accordée à la représentation nationale n’a pas posé assez de problème.

Malheureusement, avec le départ de ce ministre, les choses semblent se dégrader, les fonds ne sont plus versés de manière régulière comme auparavant. Les députés ont au fil des temps constaté que les demandes de fonds faites au Trésor public sont dégraissées au fur et à mesure par rapport au montant initial versé à l’assemblée nationale. Le montant du dégraissement varie de 14 000 000 Fcfa. Ce dégraissement unilatéral a entraîné des retards dans le versement des indemnités des honorables députés ainsi que des retards dans le versement du salaire pour le personnel administratif (5 mois). Une situation qui frustre au niveau de la représentation nationale, et les honorables députés, qui boudent pour certains déjà les sessions.

A l’origine de cette situation, lorsque le gouvernement avait versé deux mois de salaires aux fonctionnaires du public, les honorables députés ont reçu également le même traitement. Le bureau de l’assemblée nationale était contraint de procéder au remboursement, qui a fait l’objet d’un arrangement avec le Trésor public. Mais cela n’empêche pas que les demandes de fonds formulées par l’assemblée nationale connaissent du retard dans leur versement.

Excédés, les députés ont sommé le Président de l’assemblée nationale, lui demandant de convoquer le Premier ministre, Faustin Archange Touadera, le ministre des finances, Albert Bessé, ainsi que le Directeur général du Trésor public afin de tirer au clair cette situation qui ne fait que perdurer, pour éviter à l’avenir des frustrations qui peuvent mettre à mal les activités des honorables députés. Les députés, qui pensent que leur honorabilité est bafouée, souhaitent que la pression soit mise sur ces personnalités afin que l’assemblée nationale retrouve son autonomie financière.

De sources concordantes proches du Président de l’assemblée nationale, des démarches sont en vue pour trouver une solution à cette situation.

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