Centrafrique / Opposition - UFVN : UN CONCLAVE SUR FOND DE MUTATIONS

Publié le par Le Confident

Le samedi 4 avril, à 9 heures, au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), s’est tenu le conclave de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN).

Cette fois-ci les représentants de l’ADP, de l’ASD, de l’association politique LONDÖ, du MLPC et du RDC ont marqué leur présence à cette rencontre destinée à la relecture du Code électoral.

Tout comme pour le Dialogue Politique Inclusif (DPI), les opposants au régime du Général François Bozizé ne voulaient pas être surpris par les échéances électorales de 2010. ils veulent que ce processus électoral débouche sur des scrutins municipal, législatif et présidentiel transparents et équitables pour éviter à la République Centrafricaine des frustrations pouvant conduire à la recrudescence des troubles.

En effet, les participants à cette réunion, se fondant sur les erreurs et lacunes constatées pendant les dernières élections de 2005, ont examiné dans les détails chaque article du Code électoral et proposé des amendements allant dans le sens de la réduction de l’implication de l’administration et des pouvoirs publics dans l’organisation et la gestion des futures consultations populaires.

Selon des sources concordantes en 2005, la Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI) n’avait pas vidé les contentieux électoraux avant de proclamer les résultats. Cette manière de procéder a eu des conséquences sur la fiabilité des résultats de ces scrutins. C’est ainsi que les opposants ont suggéré que les contentieux soient traités avant la proclamation des résultats.

De même, durant la première journée du déroulement des travaux de ce conclave, les leaders animant l’UFVN se sont penchés sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI).
A la fin des travaux, les représentants des partis membres de l’UFVN ont réussi à examiner onze (11) articles sur les deux cent (200) que compte le Code électoral.

Entre temps, au moment où les participants étaient en pleine réflexion, ceux-ci furent surpris par la décision du président Fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), l’ancien président André Kolingba, mettant fin aux activités de l’actuel bureau exécutif. Cet organe sera remplacé par un directoire dont la composition sera rendue publique très prochainement.

Face à cette décision qui, loin d’émousser l’ardeur et la détermination des opposants à réaliser l’alternance démocratique, les a poussés à réajuster leurs stratégies.

D’abord, les cadres et leaders de l’UFVN ont décidé de maintenir l’ancien Secrétaire général du RDC, M. Pascal Koyamèné à son poste de Vice-président du Comité de Suivi des recommandations du DPI pour le compte du groupement. Cette décision tire sa justification dans le fait que Pascal Koyamèné a donné satisfaction à ses alliés.

Ensuite, dans le souci d’éviter toute surprise, les opposants ont retenu le siège du MLPC pour abriter prochainement les réunions de l’UFVN.

Enfin, pour éviter toute récupération politique de la dernière décision du Président Fondateur du RDC aux fins de déstabiliser l’UFVN, les leaders ont appelé à plus de vigilance et au renforcement de leur solidarité.

Avant de se séparer pour reprendre les travaux le lundi 6 avril 2009 à 15 heures, les concurrents politiques de Bozizé ont insisté sur le fait que le choix de leurs représentants à la CEI ainsi que leur formation doivent constituer une priorité.

Mardi 07 Avril 2009
Jean Siopassa

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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