Centrafrique : Des armes de guerres distribuées à Bangui par des proches de Bozizé ?

Publié le par L'Indépendant

Le ciel s’assombrit au dessus de Bangui, capitale de la République centrafricaine, qui s’apprête à connaître des tueries de grande échelle, si l’on en croit des sources concordantes dignes de foi.

Selon nos informations, environs quatre mille (4000) kalachnikovs avec deux chargeurs de marque chinoise ont été distribués à 4000 jeunes du quartier Boy rabe, jusqu’aux alentours de l'hôpital de l'Amitié.

Ces jeunes hommes qui constituent vraisemblablement, la milice de Francis Bozizé, auraient participé sur le terrain de Ndres, à un Conseil de Guerre, selon la terminologie consacrée, qu’a présidé François Bozizé en personne au lendemain de l'attaque de Bantangafo par les rebelles du FDPC.

Toujours selon la même source qui cite l’un des participants à ce Conseil de Guerre, il a été décidé qu'en cas d'attaque de Bangui, ces miliciens doivent se diriger vers les quartiers Miskine, KM5, Sarah, Kpètènè et Bimbo afin d’opérer des massacres à grande échelle. « Ce sont des tueries à grande échelle qui sont planifiées, un génocide contre tous les musulmans, les Sarah, les Kabas et aussi les ex mutins, rebelles et autres combattants mêmes reconvertis », a-t-il dit.

Cette opération, selon notre source, aurait été ordonnée par François Bozizé et exécutée par ses hommes de mains tels que Sylvain N’doutingaï, qui aurait procédé à l’achat des armes ainsi que le député du huitième arrondissement Edouard Ngaïssona et Olivier Koudémon alias Gbangouma, qui auraient supervisé l’identification des jeunes et la distribution des armes.

La source croit savoir que François Bozizé a dépêché le secrétaire général de la présidence de la République, Job Izima, régler la facture de deux hélicoptères qui seraient arrivés en pièce détachée à Bangui ce dimanche 15 mars 2009.

Difficile pour l’heure d’avoir la confirmation de ces informations. Toujours est-il que certains membres du gouvernement que nous avons contacté n’ont pas souhaité s’exprimé. Même le porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda que nous avons pourtant eu au bout du fil, a cru devoir raccrocher puis éteindre son téléphone.

Convient-il d’indiquer que ces informations rappellent malheureusement les douloureux évènements de 2001 après la tentative de putsch revendiquée par le général André Kolingba, où François Bozizé, alors chef d’état-major et Jean-Serge Wafio, avaient distribué une importante quantité d’armes et de munitions aux milices Karako et Balawa ainsi que dans certains quartiers de Bangui réputés favorables à l’ex président Patassé.

Mardi 17 Mars 2009

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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