UE/ONU: la France réduit de moitié son contingent au Tchad et en Centrafrique

Publié le par Afp

PARIS (AFP) — La France s'apprête à réduire de moitié son contingent déployé au Tchad et en Centrafrique au sein de la Minurcat 2, la force de l'ONU qui prendra dimanche le relais d'une force européenne, a annoncé jeudi l'état-major des armées à Paris.

Sur les 1.650 militaires français engagés depuis un an sous les couleurs de l'Union européenne dans l'opération Eufor Tchad/RCA, chargée de protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés au Tchad, 850 seront désengagés et 800 passeront sous casque bleu.

"Leur mission sera d'accompagner la montée en puissance de la force onusienne et le retrait progressif de la force européenne", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck lors d'un point de presse.

La France a été le premier contributeur en troupes de l'opération européenne, commandée sur le terrain par un officier français, le général Jean-Philippe Ganascia.

Fin janvier, le Premier ministre François Fillon avait annoncé "qu'au moins" 1.000 des 1.650 soldats de l'Eufor quitteraient à terme le Tchad et la République centrafricaine.

Le chef du gouvernement avait précisé que "pendant quelques mois encore", la France continuerait "de fournir à l?ONU l?aide technique utile à son installation, en particulier un certain nombre de capacités logistiques".

"Nous maintenons pour le moment sur place un bataillon logistique de 450 soldats ainsi que 350 autres militaires à Forchana (Tchad) et Birao (RCA) où ils seront relevés dans les prochains mois par des contingents ghanéens et togolais", a précisé le commandant Prazuck.

Un sous-officier français a trouvé la mort lors de l'opération Eufor Tchad/RCA le 3 mars 2008 dans un accrochage en territoire soudanais où il s'était apparemment égaré avec une patrouille.

La France compte par ailleurs 1.100 soldats stationnés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, opération française lancée en 1986 au titre d'un accord bilatéral. Celle-ci est maintenue en l'état pour l'heure.

Publié dans L'AFRIQUE

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