Centrafrique - Crimes : Un charnier découvert à Koussoumba (Ndélé)

Publié le par Le Confident

Par un communiqué de presse n° 004/02/09 en date du 9 février 2009, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) dénonçait un carnage perpétré par les forces gouvernementales sur les populations civiles du Bamingui-Bangoran.

Dans le communiqué de presse, la CPJP rapportait un évènement malheureux qui s’était produit le 3 février 2009, alors que les habitants du village Zakoumba pleuraient un des leaders.

Une découverte macabre
Trois semaines après ce triste évènement, les organisations humanitaires, opérant sur le terrain dans la région du Bamingui-Bangoran, viennent de faire une découverte macabre. Les corps de vingt huit personnes, dont on ignore l’identité, viennent d’être mis à jour dans un charnier à Koussoumba, village situé entre Ndélé et Akoussourback, considéré comme la place forte des rebelles de ‘‘Camp Noir’’. Les quelques rares témoins ont signalé l’identité de l’officier de la garde présidentielle qui dirigeait cette expédition punitive. Les populations tout le long de l’axe, terrifiées par ces exactions, préfèrent trouver refuge dans la forêt afin d’échapper aux foudres des forces régulières qui assimilait tout civil de la région aux rebelles de ‘‘Camp Noir’’ de la CPJP. En janvier dernier, la préfecture du Bamingui-Bangoran a failli s’embraser avec les attaques des rebelles d’un groupe jusque-là inconnu qui avait investi la zone. Le groupe rebelle ‘‘Camp Noir’’, une dissidence de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Zacharia Damane, avait commencé à tester ses forces à 40 Km de Bria dans la Haute-Kotto.

Mais ne pouvant supporter la force de frappe de l’armée régulière, le groupe rebelle s’était dirigé vers le Bamingui-Bangoran. La présence de ces hommes armés non identifiés avait inquiété les autorités de la région. Alors qu’elles allaient entamer des négociations avec les rebelles, les détachements des Forces Armées Centrafricaines, basés dans la région, ont préféré prendre les devants pour que la ville de Ndélé ne soit pas investie par les assaillants qui étaient en train de procéder à l’encerclement de la ville. Depuis, les affrontements ne manquent plus entre les forces de défense et de sécurité dans la région de Ndélé. La découverte de charnier de Koussoumba inquiète très sérieusement les humanitaires de la région qui craignent des solutions expéditives pour régler des comptes.

Vendredi 27 Février 2009
Madimba Nimba

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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