RDC : retrait des soldats rwandais

Publié le par Bbc Afrique

Les soldats rwandais, déployés dans l'est de la RDC pour traquer les rebelles hutu rwandais, quitteront le pays à partir du mercredi 25 février.

Le porte-parole du gouvernement congolais n'a pas le triomphe modeste.

Selon Lambert Mende, l'opération rwando-congolaise visant à neutraliser les milices hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda a été une reussite.

"Nous avons cassé l'ossature du commandement des FDLR, brisé leurs quartiers généraux, et déclenché le mouvement le plus important de rapatriement volontaire vers le Rwanda depuis 15 ans, avec près de 3.500 FDLR rapatriés ou en voie de l'être", affirme-t-il.

Pas loin de cette avis, le porte-parole de l'armée rwandaise souligne cependant que les hommes d'Ignace Murwanashyaka n'ont pas été complètement annihilés.

N'empêche, les 3500 soldats rwandais entrés, le 20 janvier sur le sol congolais partent avec le sentiment d'avoir accompli leur mission.

Le départ des Rwandais ne signifie pas que la traque s'achève, a prévenu Kinshasa.

Bosco Ntaganda

"L'opération sera désormais menée par l'armée et la police congolaises avec la Mission des Nations unies en RDC (Monuc)", a indiqué le porte-parole du gouvernement congolais.

Pour l'instant la Monuc ne s'est pas prononcée sur son implication dans les opérations futures.

Le prétexte d'une intervention ultérieure du Rwanda en RDC n'est pas exclut selon des analystes.

L'entrée de ces forces avait suscité étonnement, crainte et irritation parmi les Congolais, qui avaient encore en mémoire les invasions succesives de 1996 et 1998.

Une question était sur toutes sur toutes les lèvres dans l'est de la République démocratique du Congo:"Les troupes rwandaises vont-elles rester?"

Le président Kabila a été tres critiqué jusque dans son propre camp pour avoir donné son accord à un retour des Rwandais en République démocratique du Congo.

Au-delà de l'enjeu militaire et de la guerre, cette opération a permis de mettre à l'écart Laurent Nkunda, devenu gênant pour Kigali, et de le remplacer par son chef d'état-major Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

Sous son autorité des milliers de rebelles se sont apparemment ralliés au gouvernement, et les militaires congolais ont pu reprendre pied dans plusieurs zones CNDP, notamment dans le territoire de Rutshuru.

Publié dans L'AFRIQUE

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