Centrafrique : le leader de l'AFDC soutient les revendications des rebelles de la CPJP

Publié le par Xinhuanet

YAOUNDE, 17 février (Xinhua) -- Le leader de l'Alliance des  Forces démocratiques pour le changement (AFDC, groupement de sept  parti d'opposition), le colonel Charles Massi, interrogé mardi par Africa No.1, estime que les revendications des rebelles qui ont  attaqué l'Armée centrafricaine dans la nuit du 12 au 13 février,  rejoignent celles qu'il a toujours exprimées, à savoir : l'  application pleine et entière des recommandations du dialogue  politique inclusif. 

     "Ce qu'ils réclament n'est ni plus ni moins, que ce que nous,  nous demandons depuis à savoir: l'application pleine et entière  des recommandations politiques, notamment la principale qui était  la composition d'un gouvernement de très large ouverture qui vous  savez, a été remplacé par un gouvernement de campagne", a déclaré  Charles Massi. 

     Le leader de l'AFDC se plaint que ce gouvernement est composé  à 95% des membres de la majorité présidentielle. 

     "Quelques strapontins seulement pour les groupe rebelles dont  les actions ont pourtant provoqué des massacres des populations et l'exode massif vers le Nord du pays et le Cameroun estimé aujourd' hui à plus de 200 mille personnes", a poursuivi le colonel  opposant. 

     Pourtant, pense Charles Massi, "c'est ce gouvernement qui  devait préparer les prochaines élections libres et transparentes.  Or, au regard de ce qui a été fait le 19 janvier 2009, nous n'  avons plus la garantie de cette transparence". 

     Dans la nuit du 12 au 13 février 2009, la CPJC avait attaqué  des positions de l'armée centrafricaine dans la ville de  Bossembelé à 160 km au nord-ouest de la capitale Bangui. Selon un  communiqué du ministère de la Défense nationale centrafricaine,  repris par l'Agence Centrafrique de Presse, "les FACA ont mis en  déroute les assaillants". 

     Les autorités ont qualifié cette agression d'"attaque destinée à compromettre les efforts que le gouvernement déploie sans cesse  depuis des années afin de réaliser le vaste chantier du programme  de la reforme du secteur sécuritaire". 

     L'attaque intervient sur fond de mécontentements des forces  politico-militaires qui disent être déçus par le président général François Bozizé, après la désignation par lui des membres du  gouvernement. 

     En rappel, dans la liste des 32 membres du gouvernement  désignés le 19 janvier 2009, 10 sont issus des rangs de l'  opposition, des groupes rebelles et de la société civile.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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