Centrafrique : "plusieurs morts" lors d'attaques contre l'armée

Publié le par AFP

BANGUI (AFP) — Des combats provoqués par trois attaques de rebelles non identifiés contre l'armée centrafricaine ont fait "plusieurs morts" au cours du week-end dans la région de Ndélé, frontalière du Soudan, a annoncé mardi le ministère centrafricain de la Défense dans un communiqué.

C'est la première attaque de ce genre depuis la tenue, du 8 au 20 décembre à Bangui, du "Dialogue politique inclusif", forum sur la paix et la réconciliation qui a réuni pouvoir, opposition, rébellion et société civile pour tenter de sortir la Centrafrique de la crise. Les divers mouvements de rébellion doivent normalement respecter un cessez-le-feu.

"Lors d'une patrouille ce week-end dans les environs de Ndélé, un détachement des Forces armées centrafricaines (Faca) a eu un violent échange de tirs avec trois colonnes des rebelles au village Boulkinia 1, faisant plusieurs morts dans les rangs de l'ennemi et récupérant plusieurs armes", selon le communiqué diffusé à la radio.

"Toujours dans la même journée, les forces régulières se sont une seconde fois vigoureusement dégagées d'une embuscade, blessant et mettant en déroute plusieurs rebelles évoluant à moto. Trois engins ont été récupérés sur l'ennemi", selon ce texte. "Enfin ce dimanche 18 janvier, à 15 km d'Akosuba, une importante colonne rebelle a lancé l'assaut contre les Forces armées centrafricaines au cours de leur progression".

Le communiqué ne fournit aucun bilan précis des trois attaques, ni dans les rangs des assaillants, ni du côté des Faca.

Des sources concordantes ont fait état de victimes dans les deux camps.

"Le ministère (de la Défense nationale) juge inadmissible que peu après la signature par les groupes armés des accords de paix prévoyant la cessation immédiate des hostilités, et après la promulgation de la loi d'amnistie accordée à tous les belligérants, quelques compatriotes guidés uniquement par leurs ambitions personnelles s'évertuent encore à entretenir par tous les moyens l'instabilité chronique que connaît le pays", selon le communiqué.

"Les autorités et les forces de défense et de sécurité ne sauraient tolérer encore une nouvelle agression qui viendrait ébranler les fondements des institutions de la République", poursuit le ministère, évoquant "ceux qui s'organisent aux frontières et nourrissent le sombre destin de déstabiliser" le pays.

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