Centrafrique : les journalistes contestent leur autorité de tutelle

Publié le par Le Monde

Les associations professionnelles des journalistes de Centrafrique ont demandé la révocation du Haut conseil de la communication (HCC), leur organe de régulation, qu'ils accusent de "violation" des dispositions légales, dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP.

"Les journalistes de Centrafrique décident, à l'unanimité, de retirer leur confiance aux neuf membres du HCC", et réclament leur révocation dans ce texte publié par plusieurs organisations représentatives de la profession, à l'issue d'une assemblée générale tenue samedi.

"Le HCC brille par la violation chronique des textes régissant le paysage médiatique" et "se transforme en bourreau" en ne respectant pas les dispositions légales relatives à sa création, son organisation et son fonctionnement, estiment-elles.

Elles citent notamment la suspension d'un mois à compter du 10 janvier du quotidien privé Le Citoyen, que l'organe de régulation accuse d'avoir "insulté" les autorités en les qualifiant notamment de "chiens chétifs".

En annonçant sa décision, le HCC avait rappelé que le journal avait traité dans un numéro de septembre les députés centrafricains de "kpanda", mot en langue nationale sango désignant un chien chétif et galeux. Il avait aussi qualifié l'actuelle législature de "kpandature".

Le HCC estimait que le quotidien avait "copieusement insulté et méprisé" des députés et s'était rendu coupable d'"invectives et termes indécents" envers les autorités.

Le texte a été signé par l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA), en association avec le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) et l'Observatoire des médias centrafricains (OMCA).

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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