Centrafrique : sécurité renforcée après des massacres dans le nord de la RDC

Publié le par Le Monde

Le dispositif de sécurité a été renforcé dans le sud de la Centrafrique, frontalier du nord de la République démocratique du Congo (RDC) après des massacres dans cette zone attribués aux rebelles ougandais de la LRA, a annoncé mercredi un ministre centrafricain à l'AFP.

"Il n'y a pas d'alerte pour le moment quant à une incursion des rebelles ougandais de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) en territoire centrafricain. Néanmoins le dispositif est renforcé dans la région frontalière", a déclaré le ministre délégué à la Défense Jean-François Bozizé.

"Aucune présence (de ces rebelles) n'est encore signalée", a-t-il précisé, en rejetant des informations de la presse étrangère selon lesquelles des éléments de la LRA incluant leur chef, Joseph Kony, se seraient repliés en Centrafrique après avoir échappé mi-décembre à une opération militaire contre leur base dans le nord de la RDC.

Selon lui, cette offensive a provoqué une "dispersion des éléments" de la LRA, qui n'ont cependant pas franchi la frontière centrafricaine.

"Nous mettons tout en oeuvre pour sécuriser au maximum les zones frontalières où nous avons positionné nos hommes pour parer à toute éventualité", a assuré M. Bozizé, sans fournir de détails sur le nombre d'hommes dépêchés et les localités de déploiement.

Les accusations se sont multipliées ces derniers jours contre la LRA, soupçonnée d'avoir tué plus de 400 civils dans la Province orientale (nord-est de la RDC), dans le sillage cette opération menée par les armées de la RDC, de l'Ouganda et du Sud-Soudan.

La rébellion ougandaise a démenti ces accusations, désignant comme auteurs des massacres les militaires congolais, ougandais et sud-soudanais.

"Je suis en contact en permanence avec les détachements sur le terrain pour suivre l'évolution de la situation, (...) avec le concours de nos amis", a encore dit le ministre Bozizé, sans plus de détails.

En février et mars derniers, des hommes armés présentés comme membres de la LRA avaient attaqué des localités dans les environs d'Obo (sud-est), proche du Sud-Soudan où elle dispose de bases, et du nord-est de la RDC où elle a établi des camps.

Selon une association locale, ils avaient enlevé 154 personnes, en majorité des adolescents, qui avaient été conduites en RDC.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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