Centrafrique : l'opposition demande la nomination d'un PM de consensus

Publié le par Xinhuanet

YAOUNDE, 27 décembre (Xinhua) -- La coalition des partis de  l'opposition et la société civile centrafricaine conditionnent  leur entrée au gouvernement par la nomination d'un Premier  ministre accepté par tous et capable de conduire la transition  jusqu'à l'organisation des élections législatives et  présidentielles, rapporte samedi la radio Africa No.1 basée à  Libreville au Gabon. 

     "Nous disons que l'esprit et la lettre du dialogue inclusif  voudrait que tout se passe par consensus à savoir que celui qui  conduit le gouvernement, c'est-à-dire le Premier ministre, soit  désigné par consensus", a déclaré Pascal Kouyamené, porte-parole  de l'Union des forces vives centrafricaines et secrétaire général  de la coalition des partis de l'opposition. 

     "C'est ce dernier qui mènera des négociations avec les entités qui ont pris part au dialogue inclusif. Ils discuteront de la  taille du gouvernement, de la configuration du gouvernement", a-t- il poursuivi. 

     Le pouvoir rejette cette idée, indiquant que dans les  différentes recommandations du dialogue inclusif, rien n'indique  que le Premier ministre doit être choisi par consensus, toujours  selon Africa No.1. 

     "L'opposition et la société civile demandent simplement au  président Bozizé une solution politique, une solution de sagesse", a déclaré M. Kouyamené. 

     "Nous voulons qu'après la crise, après tant de morts, tant de  maisons brûlées et de villages incendiés que nous, Centrafricains, nous entendions sur le nom d'une personne qui doit conduire  l'action du gouvernement", a-t-il souligné. 

     Après de nombreuses années de crise et d'instabilité, le  pouvoir, l'opposition politique, les rebelles, les syndicats et la société civile centrafricains, réunis du 8 au 20 décembre à Bangui dans le cadre d'un dialogue politique inclusif, ont décidé de se  parler et de former un gouvernement de large ouverture comportant  toutes les parties, de mettre en place une commission vérité et  réconciliation et d'un comité de suivi des accords signés. 

     Même si certaines voix ont évoqué, au cours des travaux, la  nomination d'un Premier ministre issu du dialogue inclusif, la  proposition n'a pas été retenue. 

     Cette exigence de l'opposition intervient au moment où le  gouvernement de Bangui est engagé des consultations avec toutes  les parties pour former un gouvernement de large ouverture.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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