Centrafrique - Dialogue Politique : Accord de principe pour un gouvernement d'union

Publié le par Xinhuanet

YAOUNDE, 14 décembre (Xinhua) -- Le dialogue politique inclusif qui se déroule en ce moment en Centrafrique a abouti à un  compromis qui consiste à mettre en place un gouvernement d'union  nationale, a rapporté dimanche la radio nationale camerounaise.  

     Les protagonistes de la crise centrafricaine - pouvoir,  opposition, société civile et rébellion - sont revenus à de  meilleurs sentiments. 

     "L'état d'esprit est revenu un peu à l'apaisement et surtout  nous avons dû penser à ce pourquoi nous sommes réunis à Bangui", a expliqué samedi Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la  Communication en chargé du dialogue. 

     La majorité présidentielle a dû faire des concessions que ce  gouvernement de large consensus doit comprendre les représentants  des parties en conflit dans le pays. 

     "Le débat était houleux mais nous avons abouti à des compromis  dynamiques en laissant le soin au président de la république de  définir la configuration de ce gouvernement. Il sera un  gouvernement de la République avant tout et investit des missions  que le chef de l'Etat pourra lui confier", a souligné Job Izima,  coordonnateur principal de la majorité présidentielle. 

     Malgré le compromis, la rébellion souhaitait voir autrement la  configuration de ce gouvernement notamment, la nomination d'un  Premier ministre de consensus. 

     "Nous avons proposé que le dialogue inclusif demande au chef de l'Etat de désigner un Premier ministre de consensus et de mettre  en place un gouvernement de paix", a déclaré Jean Jacques  Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de  la démocratie (APRD, rebelle), déçu par ce compromis mais  contraint de se plier à la loi de la majorité. 

     "Nous, les principaux mouvements rebelles, avions signé des  accords de paix et dans ceux-ci, il est dit clairement que les  mouvements signataires doivent participer à la gestion courante du pays ", a-t-il poursuivi. 

     Cependant, selon la radio nationale camerounaise, les  recommandations adoptées au niveau des commissions doivent être  homogénéisées lors de la plénière prévue lundi. 

     Le dialogue politique, démarré le 8 décembre, devrait prendre  fin le 20 décembre. Il est largement soutenu par la communauté  internationale représentée à Bangui par l'envoyé spécial des  Nations Unies, François Fall.

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