MALAWI - PRESEMPTION DE COMPLOT : ARRESTATION DU VICE PRESIDENT POUR TRAHISON

Publié le par JEUNE AFRIQUE L'INTELLIGENT

Le vice-président du Malawi arrêté aurait prévu un assassinat du président
10:46 - BLANTYRE (AFP)

Le vice-président du Malawi, Cassim Chilumpha, qui a été arrêté vendredi soir à Blantyre, capitale commerciale du pays, voulait faire "assassiner" le président de la République, Bingu wa Mathurika, a affirmé samedi le ministre de la Justice.

"Nous avons sur cassette des preuves à faire froid dans le dos sur la manière dont le vice-président avait prévu d'assassiner le président", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice et des affaires constitutionnelles, Henry Phoya.

Selon lui, Cassim Chilupha avait ordonné à un conseiller de l'ancien président Bakili Muluzi, l'homme d'affaires Yusuf Matumula également arrêté vendredi, de recruter "un tueur professionnel" présenté comme un blanc étranger, dont ni l'identité ni la nationalité n'ont été fournis par M. Phoya.

Le ministre de la Justice a affirmé que les trois hommes avaient eu "des discussions intensives à propos du complot" à la résidence officielle de M. Chilumpha de Blantyre. Les voix des trois hommes "peuvent facilement être identifiées" sur la casstte, a-t-il ajouté.

"Mais quelque chose a mal toruné" et le tueur présumé "a informé la police du complot", a ajouté le ministre, indiquant que ce "tueur" sera le principal témoin à charge lorsque le procès du vice-président pour "trahsion" débutera à une date qui n'a pas été précisée.

S'il est reconnu coupable, le vice-président risque la peine de mort.

Plus tôt dans la matinée, son avocat, Fahad Assani, avait annoncé que Cassam Chilumpha avait été arrêté à son domicile de Blantyre vendredi à 19H00 locales (17H00 GMT) par des policiers fortement armés.

Le président Bingu wa Mutharika avait limogé Cassim Chilumpha en février, lui reprochant son "insubordination" et l'accusant de diriger "un gouvernement parallèle". Mais la Haute cour de justice avait rétabli le vice-président dans ses fonctions.

En contestant son limogeage devant la Haute cour, Chilumpha avait rappelé que, selon la Constitution, seul le parlement a le pouvoir de démettre le vice-président.

Cassim Chilumpha est un ancien ministre de l'Education de l'ex-président Bakili Muluzi, qui avait choisi Bingu wa Mutharika pour lui succéder après dix ans de pouvoir (1994-2004).

M. Chilumpha, devenu vice-président après l'élection de 2004 remportée par M. wa Mutharika, est entré en conflit avec le président pour avoir critiqué l'arrestation de deux députés accusés d'avoir initié fin 2005 une procédure de destitution à l'encontre du chef de l'Etat.

La procédure de destitution avait finalement été abandonnée début janvier afin de permettre des pourparlers entre les partisans de M. Muluzi et ceux de M. wa Mutharika, qui n'ont jamais eu lieu.

Depuis son élection en 2004, le président a lancé une vaste campagne anti-corruption qui a visé plusieurs hauts responsables, y compris l'ex-président Muluzi.

Publié dans L'AFRIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article