Centrafrique : 12 morts dans une attaque dans l'Est (source militaire)

Publié le par Afp

BANGUI (AFP) — Douze personnes, dont un militaire, ont été tuées mardi dans une attaque d'hommes armés non identifiés dans l'est de la Centrafrique, a affirmé jeudi à l'AFP une source militaire centrafricaine ayant requis l'anonymat.

Joint par l'AFP, le porte-parole de l'armée n'a pas souhaité immédiatement réagir.

Des éléments de l'armée qui voulaient installer un poste avancé vers Baïdou (environ 600 km au nord-est de Bangui) ont été attaqués par ces hommes armés et ont riposté, tuant onze d'entre eux, tandis qu'un militaire est mort lors des échanges de tirs, a expliqué cette source militaire présente dans la région.

Parmi les assaillants décédés, figure leur chef présumé, dont la dépouille a été exposée mercredi par l'armée dans la ville minière de Bria (une cinquantaine de km au sud de Baïdou), a indiqué cette source, ajoutant que les militaires ont également fait des "prisonniers" et qu'il y a eu "quelques blessés".

"La présence des assaillants a été signalée deux jours avant l'offensive dans quatre endroits différents autour de Bria", a-t-elle expliqué.

L'attaque, qui a duré environ une heure, n'a pas été revendiquée.

Elle s'est produite au lendemain de l'ouverture à Bangui du Dialogue politique inclusif, forum rassemblant jusqu'au 20 décembre pouvoir, opposition, rébellions et société civile. Cette concertation est censée permettre à la Centrafrique, pays pauvre et enclavé, de sortir de ses difficultés financières et sociales, rébellions et insécurité.

Les groupes rebelles sont pour la plupart actifs dans le Nord, mais de précédents assauts enregistrés dans l'Est ont été attribués par des sources concordantes à des mouvements rebelles ou à leurs "éléments incontrôlés".

Les Forces pour l'unification de la République centrafricaine (Furca) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) avaient ainsi été citées après les attaques ayant visé fin septembre les localités d'Am Dafok et de Sam Ouandja (extrême Est).

Des observateurs soulignent cependant que Bria est confrontée depuis le début de l'année à des affrontements interethniques opposant Ronga et Goula sur des questions de chefferies ou d'ordre foncier, notamment dans les zones diamantifères de cette ville minière.

En août, l'armée avait dû intervenir, en faisant des tirs de sommation, pour séparer les deux communautés et une mission parlementaire avait été dépêchée dans la région pour apaiser la tension.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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