Centrafrique - Onu : Le président centrafricain souhaite que la MINURCAT dépasse le cadre actuel de sa compétence

Publié le par xinhuanet

NEW YORK (Nations Unies), 25 septembre (Xinhua) -- Le  président centrafricain François Bozizé a souhaité, mercredi sur  la tribune des Nations Unies, que la Mission de l'ONU en  Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) dépasse le cadre actuel de sa  compétence pour devenir une force opérationnelle. 

     Lors du débat général de la 63e Assemblée générale des Nations Unies, il a souligné la nécessité de réviser la mission et  d'élargir la dimension de la MINURCAT, avec la fin du mandat de la Force de l'Union européenne (EUFOR) en mars prochain, car la  situation reste fragile dans le nord-est et l'insécurité se  développe dans le sud-est de la Centrafrique. 

     Plus de 3.300 soldats de l'EUFOR sont déployés depuis six mois, avec le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, au Tchad et en  Centrafrique en proie à la guerre. L'EUFOR a mis en oeuvre, au  profit des organisations humanitaires, des mesures de protection  pour améliorer l'accès humanitaire et stabiliser l'Est du Tchad  ainsi que le Nord de la Centrafrique. 

     M. Bozizé a réaffirmé l'importance de la MINURCAT pour " restaurer les conditions de sécurité nécessaires au retour  volontaire et durable des réfugiés et des personnes déplacées par  les conflits dans la région des Trois frontières à cheval entre la Centrafrique, le Tchad et le Soudan". 

     Il a exprimé son inquiétude à l'égard des effets de la crise  du Darfour et des conflits au Tchad sur l'instabilité interne de  son pays, les incursions de bandes armées dans le nord et celles  des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA)  dans la partie méridionale frontaliere avec le Soudan et la  RDCongo. 

     M. Bozizé a accusé ces bandes armées de commettre des pillages, des viols, des déportations et l'enrôlement d'enfants de moins de  dix ans. 

     "Les crise militaro-politiques récurrentes ont aggravé la  pauvreté et l'insécurité alimentaire, en particulier dans les  zones rurales et agricoles" en Centrafrique, marquée par 15  millions d'hectares de terres arables et une disponibilité en eau  douce estimée à 37.000 m3 par habitant, a-t-il dit. 

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