REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - BARTHELEMY BOGANDA : UN HERITAGE SANS "DIGNES HERITIERS" 47 ANS APRES...

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Boganda célébré en Centrafrique
(Agence Centrafrique Presse 29/03/2006)
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Les Centrafricains célèbrent ce mercredi 29 mars 2006 le 47ème anniversaire de la mort de Barthélemy Boganda, fondateur de la République Centrafricaine, décédé en 1959 dans un crash d’avion alors qu’il rentrait à Bangui après un meeting électoral à Berbérati(584 km au nord-ouest de Bangui.

Comme chaque année, un arrêté du ministre de l’Intérieur daté de mardi interdit l’ouverture des bars et débits de boisson entre 6 heures et 18 heures tandis que les cérémonies marquant cet anniversaire ont démarré mardi après-midi à Bangui, avec 3 offices religieux auxquels devaient prendre part des membres du gouvernement à la mosquée de Miskine (à l’ouest de Bangui), à l’église baptiste de Gobongo (périphérie nord de Bangui) et à la paroisse Saint-Joseph Mukassa (au sud-ouest de Bangui).

La commémoration devrait se poursuivre mercredi par le dépôt d’une gerbe de fleurs au monument Boganda à Bangui et, surtout par une cérémonie présidée par le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, à Bobangui, localité située à 105 km au sud de Bangui, qui a vu naître et qui abrite les restes de celui que les Centrafricains appellent affectueusement le père de la nation.

Une autre cérémonie devrait avoir lieu sous la présidence de M. Célestin-Leroy Gaombalet, président de l’Assemblée Nationale, à Boganda, village fondé sur le site même qui a le privilège d’héberger les épaves de l’aéronef accidenté du premier président de la République Centrafricaine.

Né à Bobangui le 4 avril 1910, Barthélemy Boganda, premier Centrafricain à être consacré prêtre, abandonne le ministère de Dieu pour entrer en politique en créant le Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (MESAN), qui lui permet de se faire élire député à l’Assemblée nationale française, puis président du Grand Conseil de l’Afrique équatoriale française (AEF).

Près d’un demi-siècle après sa disparition en 1959, les difficultés de décollage de la République Centrafricaine continuent d’être justifiées par la mort réputée prématurée de cet illustre homme d’Etat auquel ses compatriotes peinent à trouver un remplançant.

Biongo/ACAP


 

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