Centrafrique - Politique : L’Organisation des femmes centrafricaines déplore les hostilités au nord-ouest de la Centrafrique

Publié le par Apa

APA Bangui (Centrafrique) L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) a déploré, dans un communiqué de presse rendu public samedi à Bangui, les combats opposant des groupes de dissidents politico-militaires aux forces armées gouvernementales centrafricaines, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la centrafrique.

«Cette situation est d’autant plus inacceptable et incompréhensible qu’elle se produit à un moment où les différents belligérants, en accord avec la communauté internationale, entreprennent des efforts pour faire asseoir une paix durable par concertation», note le communiqué, invitant «toutes les parties en cause à mettre fin aux hostilités à caractère militaire dont les populations les plus vulnérables et sans défense, particulièrement les femmes, sont les principales victimes».

«Nous avons encore trop en mémoire les atrocités subies par les femmes lors des événements politico-militaires des années 2001-2003, avec la triste participation des Banyamulenges», les tutsi congolais d’origine rwandais qui formaient le gros des troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, venues prêter main forte au président déchu Ange Félix Patassé.

«Nous nous élevons fermement contre cette situation qui ne peut qu’accabler davantage des populations qui n’ont pas encore eu à se relever de l’état de catastrophe humanitaire dans lequel elles sont plongées», poursuit le communiqué.

Bemba a été arrêté en mai dernier en Belgique sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre des exactions commises par ses troupes en Centrafrique.

«L’OFCA reste fermement convaincue que les belligérants sauront retrouver le bon sens, l’esprit de responsabilité, le sursaut patriotique, et le sens de la concertation qui ont conduit à la signature de l’accord global de paix de Libreville», poursuit le communiqué, rappelant que cet accord, signé le 21 juin dernier, devait «ouvrir la voix à la tenue du dialogue politique inclusif», censé mettre un terme définitif «aux querelles fratricides nuisibles aux mieux être des populations de notre cher et beau pays»

Après s’être retirée, début août, du processus du processus de paix en cours dans le pays, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a repris les hostilités dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. .

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