Centrafrique - Politique : Un leader de parti propose l’exclusion de Démafouth du dialogue politique centrafricain

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APA Bangui (Centrafrique) Le président du parti de l’Unité du peuple (PUP), M. Robert Vondo, a proposé l’exclusion de Jean-Jacques Démafouth et de son parti de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) du dialogue politique inclusif en cours de préparation en Centrafrique, a appris APA.

Réagissant aux exactions commises sur les populations par l’APRD dans le nord-ouest du pays, M. Vondo a souhaité, dans un communiqué de presse rendu public, lundi à Bangui, que le dialogue politique inclusif se tienne sans Démafouth et l’APRD qui ont choisi la logique de la violence et de la sécession du pays.

Le communiqué invite les forces armées centrafricaines (FAC) à prendre «toutes leurs responsabilités traditionnelles pour restituer la quiétude à cette vaillante population en traquant ces ennemis de la paix jusque dans leur dernier retranchement».

Le texte exhorte «les organisations des droits de l’homme, qui sont dans une position de neutralité et, dans le souci d’un parallélisme des formes, à «condamner sans tarder cette atteinte aux droits de l’homme comme elles ont coutume de le faire pour les forces gouvernementales».

Dans son communiqué, le PUP dénonce le recrutement des mercenaires par l’APRD et prend à témoin l’opinion nationale et internationale, et particulièrement la Cour pénale internationale (CPI), sur la vraie visée, désormais connue de Démafoutf et de sa rébellion armée.

En dépit de l’accord de paix global signé à Libreville (Gabon) le 21 juin, la Centrafrique a replongé dans la crise depuis que l’APRD a suspendu, début août, sa participation au processus de paix en cours dans le pays. Ce mouvement politico-militaire dirigé par Jean Jacques Démafouth, qui fut ministre de la défense sous le régime du président déchu Ange Félix Patassé, a repris les hostilités sur le terrain.

Non seulement la rébellion armée a repris toutes les positions qu’elle occupait mais son état-major militaire a également procédé, dans les localités qu’elle contrôle, à la nomination des sous-préfets, maires, chefs de villages, receveurs et autres agents de recouvrement ainsi que des chefs de tribunaux de première instance.

Mercredi dernier, le médiateur de la République, le Pr. Abel Goumba, s’est insurgé contre toute tentative de balkanisation du pays et a exhorté toutes les personnes qui s’engageraient dans une telle «aventure» à «renoncer à leur manœuvre»..

Le 6 août, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, François Lonseny Fall, a appelé à une nouvelle médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour les questions centrafricaines, afin d’aider la RCA à surmonter la crise politique actuelle qui empêche la tenue du dialogue politique inclusif. Ce forum censé ramener une paix définitive dans le pays devait normalement s’ouvrir le 23 juillet dernier.

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