Le dialogue centrafricain en danger : Omar Bongo appelé à la rescousse

Publié le par Digitalcongo

Guéguerre entre le général François Bozizé et l’opposition impliquée dans le dossier Bemba sur un projet de loi d’amnistie devant permettre la participation des exilés et des représentants des groupes rebelles au prochain Dialogue politique inter centrafricain prévu à Bangui.

L’opposition centrafricaine craint d’être piégée dans les trois projets de loi d’amnistie de Bozize. Elle a décidé de ce fait de suspendre sa participation au processus du Dialogue politique inclusif jusqu’au retour définitif du respect du consensus convenu d’un commun accord. En attendant, cette dernière invite le Parlement centrafricain à “rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraire aux intérêts supérieurs de la nation.

L’un des projets de loi exclut ne fait que les responsables politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003, date de la prise du pouvoir par le général Bozizé, tandis qu’un autre envisage l’amnistie des évéments tristement célèbres de sa garde.

Les organisations centrafricaines des droits de l’Homme à la base de la plainte contre Jean Bemba, avaient, quant à elles, invité les députés à se conformer aux dispositions du statut de la Cour pénale internationale (Cpi), ratifié par la Centrafrique en 2001, qui rejette toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux”. C’est dans ce groupe que se trouve l’ancien Président centrafricain Ange-Felix Patassé et certains de ses proches en exil, impliqués dans le dossier de Jean-Pierre Bemba.

Un proche de Patassé, le leader du mouvement rebelle contre Bozize, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd) a décidé pour les mêmes raisons, d’annoncer sa non-participation au processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique inclusif. Il se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 2l juin 2008. Comme pour laisser la tension ou alors diviser l’opposition, le gouvernement a légalisé le Week-end dernier le nouveau parti politique de Jean-Jacques Demafouth nommé Nouvelle alliance pour le progrès (Nap).

Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense de Patassé semble de plus en plus se rapprocher de Bozize prenant ainsi ses distances de son ancien patron abandonné à lui-même au Togo où il se trouve en exil. Il convient à ce propos de rappeler que l’adoption d’une loi d’amnistie constitue le dernier obstacle devant la tenue du Dialogue politique inclusif et devrait permettre la participation des exilés et autres représentants des groupes rebelles à ce forum prévu à Bangui. La réaction de l’opposition intervient après l’ouverture d’une session extraordinaire    de l’Assemblée nationale, censée adopter cette loi d’amnistie.

Omar Bongo appelé à la rescousse

Face à cette brutale remise en question d’un rendez-vous qui a la caution de la communauté internationale, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique (Bonuca), M. François Lonseny Fall a sollicité la médiation du Président gabonais, Omar Bongo Ondimba, pour mettre fin à la controverse née du rejet, par l’opposition centrafricaine, de 3 projets de loi d’amnistie transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale.

Fall ne fait pas mystère, de sa “grande préoccupation” devant cette nouvelle crise de nature à compromettre les acquis des efforts de paix et de réconciliation dans le pays d’une part et, d’autre part, à remettre en cause, la tenue du Dialogue politique inclusif. Il invite en conséquence toutes les parties concernées “ à faire preuve de volonté politique,, en vue de poursuivre harmonieusement l’élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix et, ce, conformément à l’esprit de l’Accord global de paix signé à Libreville le 21 juin 2008”.

Le Palmarès

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