Démission de François Bozizé : Les opposants centrafricains appelés à la sérénité

Publié le par Afrique en Ligne

Bangui, Centrafrique - Le ministre centrafricain de la Communication et porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda, a qualifié, vendredi, de "déclarations intempestives et non autorisées", les appels à la démission du président François Bozizé lancés récemment par certains partis d’opposition.

S’exprimant au cours d’un point de presse au siège du comité préparatoire du prochain Dialogue Politique Inclusif, M. Gonda s’est étonné que ces appels interviennent au moment où les préparatifs de ce forum entrent dans une phase décisive, avec la convocation pour le 1er août prochain d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale, censée adopter entre autres une loi d’amnistie comme préalable à la tenue des assises.

"Nous avons la responsabilité d’opposer la démocratie à l’anarchie", a souligné M. Gonda, qui a appelé à la sérénité les auteurs de cette demande, considérant que celle-ci traduisait une volonté de "créer les conditions d’une instabilité" dans le pays.

La mise au point du ministre de la Communication intervient cinq jours après la publication par la presse d’un communiqué du Mouvement démocratique pour la renaissance de Centrafrique (MDREC) affirmant que "seule la démission de Bozizé donnera une chance de renaissance au Centrafrique", vu que le pays était devenu "un épouvantail, un mouroir, un Etat zombie à cause de la folie guerrière et de l’incompétence de son président".

Par la voix de l’ancien Premier ministre Gabriel Koyambounou, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), avait également appelé à la démission du président Bozizé, justifiant cette demande par "la faillite" du régime de ce dernier, symbolisée, selon lui, par la crise d’énergie que traverse la ville de Bangui depuis un mois, avec un programme sévère de délestage du courant électrique.
 
Bangui - 26/07/2008

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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