Naufrage d'une barge sur l'Oubangui en RDC : 45 noyés, plus de 70 disparus

Publié le par Romandie News

KINSHASA - Quarante-cinq passagers sont morts et plus de 70 sont portés disparus après le naufrage d'une embarcation sur l'Oubangui en République démocratique du Congo (RDC), un accident devenu habituel tant les bateaux sont mal entretenus et le balisage sur les voies d'eau défectueux.

"Quarante-cinq corps ont été repêchés", a indiqué à l'AFP le commissaire du district du Nord Oubangui, Mathieu Bella, joint par téléphone depuis Kinshasa.

La barge, qui a fait naufrage dans la nuit de mardi à mercredi après avoir heurté un rocher sur le fleuve Oubangui, frontalier de la République centrafricaine, transportait 182 personnes, a-t-il précisé.

L'embarcation appartenait à un armateur centrafricain, à l'identité non précisée. Au moment du naufrage, après avoir chargé des passagers et des marchandises dans la localité fluviale de Mobayi-Mbongo, elle retournait vers Bangui, a précisé le commissaire.

Les autorités congolaises ont été informées de l'accident par les autorités centrafricaines. Les passagers sont congolais et centrafricains.

Depuis mercredi, un autre navire, le MV Lengwe, s'enfonce lentement dans les eaux du profond lac Tanganyka au large de Kalémié (est, province du Katanga), après avoir heurté un rocher qui a cassé son gouvernail. Tous les passagers sont sains et saufs.

Vendredi, Radio Okapi, parrainée par l'ONU, a fait état d'un autre naufrage, cette fois sur la rivière Kassaï, dans le centre du pays.

Il n'y a pas eu de victimes mais la barge, échouée au milieu de la rivière, bloque le passage des autres embarcations.

Les naufrages sont fréquents sur les nombreux lacs, fleuves et rivières de la vaste RDC, notamment en raison de la surcharge des embarcations et d'un mauvais balisage des voies navigables.

La plupart des embarcations, que les Congolais appellent "baleinières", sont vétustes, mal entretenues. Souvent faites d'un assemblage de plusieurs pirogues en bois, elles ne remplissent pas les conditions de sécurité de navigation (gilets, bouées de sauvetages, signalisations lumineuses notamment).

Dans le cas du naufrage de la barge sur l'Oubangui, le commissaire de district a précisé à l'AFP que les embarcations "ont le droit de voyager la nuit". "Mais, a-t-il expliqué, les anciennes balises n'existent plus et celles qui les remplacent, constituées de fûts, sont volées".

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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