Déclaration n°16/ADP/08 concernant les exactions et l'enlèvement des habitants du Haut M’bomou par les rebelles Ougandais

Publié le par Olivier GABIRAULT

L’ADP(ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) suit avec inquiétude la situation actuelle du HAUT M’BOMOU véritablement négligé, abandonné  par le pouvoir dans son isolement physique, ses diverses et constantes souffrances., sauf son aspect électoral.

A tout cela s’ajoute, ce qui est plus grave, une insouciance, une insensibilité, une équanimité inhumaine du même pouvoir face à l’insécurité que connaît cette  préfecture, devenue une zone où des rebelles ougandais s’approprient tout, font ce qu’ils veulent, ayant déjà enlevé au moins 219 habitants qu’ils ont déportés vers une destination inconnue à ce jour pour en faire des esclaves.

Face à cette très grave et humiliante situation, le pouvoir a cru mieux faire de  tout cacher au peuple centrafricain qui n’en a été informé que grâce à HUMAN RIGHTS WATCH et Radio France Internationale.

Malgré tout cela et la condamnation très ferme de  ce comportement  par l’ADP par  sa déclaration n°12 du 21 avril 2008,  le pouvoir n’a  véritablement  rien engagé comme action tout au moins dissuasive visant à assurer la protection de cette zone.

Cette attitude irresponsable froisse la dignité de  la République Centrafricaine et démontre  très clairement l’absence du sens d’honneur et d’amour des dirigeants du pays pour leur patrie et leurs compatriotes.

L’ADP rappelle au pouvoir que l’une des premières missions d’un Etat est de protéger l’intégrité de son territoire, d’ y assurer la sécurité des ses habitants et de prendre fait et cause pour ses ressortissants partout où ils se trouvent à l’Etranger.

L’ADP constate avec amertume la démission très claire du pouvoir devant cette noble mission,  par son silence blessant et irritant face au calvaire que vivent nos compatriotes du HAUT MBOMOU.

L’ADP demande très fermement au gouvernement de prendre ses responsabilités face à cette affligeante situation, tout en lui rappelant qu’une armée nationale est avant tout au service de la nation et non  prioritairement à celui d’un individu ou groupe d’individus.

 

                                                  FAIT A  BANGUI LE 15 JUIN 2008

                                                          Le Président National

E. Olivier GABIRAULT

Publié dans LES COMMUNIQUES

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