République Centrafricaine : Des solutions pour la crise énergétique

Publié le par Rfi

Face aux coupures d’électricité qui gênent sévèrement les habitants de la capitale, Bangui, les autorités envisagent plusieurs solutions, dont la réhabilitation de l’usine thermique.

Combien de temps encore va durer la crise énergétique à Bangui ? C’est la question qui préoccupe les habitants de la capitale centrafricaine en ce moment. Depuis le 24 juin, en effet, Bangui avec une population de 800 000 habitants vit au rythme de longues coupures de courant et d'eau potable car la Société d'approvisionnement en eau ne parvient pas à faire fonctionner correctement ses installations. En fait, l'une des deux centrales hydro-électriques qui alimentent la capitale à partir du barrage de Boali, situé à 80 km au nord de Bangui, est tombée en panne le 24 juin. Le président François Bozizé menace de limoger la direction de l'Enerca, la société de l’Energie Centrafricaine, si la crise n'est pas réglée rapidement. Plusieurs solutions à court, moyen et long terme sont envisagées. 

Depuis le 24 juin, les techniciens de l'Enerca s'activent pour tenter de réparer ce qui peut l'être au niveau de Boali 2, la centrale qui est tombée en panne. L'une des solutions, à court terme, est la réparation de l'usine thermique de Bangui. D'après des sources concordantes, cette usine devrait déjà fonctionner depuis quelques mois, puisque Enerca a perçu 1 milliard de francs CFA (1 million et demi d'euros). Le directeur général de l’Enerca, Samuel Tozoui, dément les accusations de détournement de fonds.

Autre solution d'urgence préconisée pour le moment à Bangui : la location de quatre groupes électrogènes de 5 mégawatt-heure chacun. Coût annoncé : 27 millions d'euros pour 6 mois, gazole compris. Coût surestimé, à en croire certains bailleurs.

Comme mesure à moyen terme, le gouvernement envisage de réhabiliter les deux centrales hydroélectriques, Boali 1 et 2, ce qui pourrait se faire dans un délai de six mois. La Centrafrique peut disposer des 4 millions d'euros alloués par l'Agence française de développement (AFD). Selon une source diplomatique française, Paris n'attend plus que le feu vert des autorités centrafricaines.

Enfin, à plus long terme, le gouvernement voudrait installer une nouvelle centrale hydroélectrique (Boali 3) et reconstruire les deux anciennes, Boali 1 et 2, sur financement de la Chine.

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