Centrafrique : la Mission de consolidation de la paix remplace la Fomuc

Publié le par Le Monde

La Force multinationale africaine en Centrafrique (Fomuc) est devenue samedi Mission de consolidation de la paix dans ce pays (Micopax) sous l'autorité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Céeac), a annoncé dimanche la radio centrafricaine.

Cette mission, essentiellement constituée de militaires, a désormais une branche civile destinée à aider au démarrage effectif du dialogue politique actuellement ébauché en Centrafrique.

Jusqu'à présent la Fomuc (500 militaires déployés depuis 2002) comprenait des contingents issus de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). Elle s'est élargie à la Communauté économique des Etat de l'Afrique centrale (Céeac), après l'accord de Brazzaville d'octobre 2007 entre les chef d'Etat de cette communauté.

La Cémac comprend Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo, Cameroun et Guinée équatoriale.

Créée en 1983, la Céeac regroupe, en plus de ces six Etats, l'Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) ainsi que Sao Tomé et Principe.

Les mêmes contingents vont rester jusqu'à décembre. La Micopax est renouvelable par tranche de six mois jusqu'en 2013-2015.

Le vice-amiral de la RDCongo, Hilaire Moko a pris le commandement de la force en remplacement du général gabonais Auguste-Roger Bibaye Itandas, à la tête de la FOMUC depuis 2005.

La mission doit être coiffée par un représentant spécial civil, Albert Akouéndégué. Celui-ci a été désigné par le président gabonais Omar Bongo Ondimba, en tant que médiateur dans la crise centrafricaine, mais un décret du président Joseph Kabila de la RDCongo, président en exercice de la Céeac devra entériner ce choix.

La Fomuc avait initialement pour objet de protéger le chef de l'Etat centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, confronté à une rébellion dans son pays.

Après son renversement par le général François Bozizé le 15 mars 2003, celle-ci a vu son mandat transformé en mission de sécurisation et d'appui aux Forces armées centrafricaines (FACA) dans sa lutte contre les "coupeurs de route" (bandits), les bandes armées, et des rébellions opérant dans le nord du pays.

Deux des trois rébellions du Nord ont conclu le 21 juin, à Libreville, un "accord de paix global" avec le gouvernement.

Cet accord était un préalable à l'organisation du "dialogue politique inclusif", qui doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition, société civile) pour sortir le pays, un des plus pauvres de la planête, de la grave crise financière et sociale qu'il traverse aussi et le pacifier entièrement.

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