Sale temps pour les demandeurs d’asile et les refugiés dans le monde

Publié le par La Nouvelle République

Fuyant leurs pays pour diverses causes à la recherche d’un autre sol pour se réfugier, des milliers de personnes seront maltraitées, expulsées et voir même tuées.
Au Darfour (Soudan), des milliers de personnes ont été tuées, torturées, des femmes violées ; des centaines de milliers de personnes ont été déplacées de force. Elles ont dû fuir de chez elles en raison des opérations menées par les «Janjawids» et autres forces armées. Les Nations unies estiment que plus de deux millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du Darfour.


Elles ont fui leurs villages incendiés et ont généralement cherché refuge  dans des villes ou des camps de la région, où elles vivent dans des conditions souvent très précaires. Selon des chiffres émanant d’organisation des Nations unies, plus de 200 000 d’entre elles se sont réfugiées au Tchad et en République Centrafricaine. Ces derniers jours plus de 1 600 personnes demandeuses d’asiles vont être expulsées d’Egypte. Une première vague  comprenant 400 individus ont été déjà renvoyés contre leur propre gré dans leur pays l’Erythrée. Selon l’organisation Amnesty international les autorités égyptiennes s’apprêtent à renvoyer 1 200 autres actuellement en détention. Selon des sources crédibles plusieurs Erythréens ont été tués par les gardes-frontières égyptiens alors  qu’ils tentaient de s’introduire en Israël. Les mêmes sources ajoutent qu’Israël est redevenu en quelque sorte une terre d’asile pour les milliers de Soudanais et d’Erythréens. 

D’autres part, selon des sources médiatiques, les gardes-frontières égyptiens ne manquent pas de tirer sur les clandestins dont une douzaine au moins ont été tués. Le flot de clandestins déferlant par terre et par mer sur la vallée du Nil, augmente de plus en plus. Sans encourager l’immigration clandestine, le renvoi massif et les tueries commis sur cette catégorie de personnes sont des actes inhumains et une grave atteinte aux droits internationaux régissant les droits de l’homme. Dans un autre cadre, nous apprenons que selon, le Haut  Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, l’instabilité politique et d’autres forces ont poussé plus de 22 millions de réfugiés à fuir leurs foyers.

Toujours et dans le cadre des droits de l’homme, nous apprenons que le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH)  et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ont condamné conjointement la décision du gouvernement égyptien d’avoir empêcher une association pour les droits personnels (FIPR) de participer à la réunion de haut niveau de l’assemblée générale de l’ONU sur le  VIH et le sida organisée à New York les 10 et 11 juin dernier. Les pays cités plus haut ne sont pas les seuls endroits où les lois internationales sont bafouées, plusieurs autres pays font de même au su et au vu de tout le monde. Même dans des pays les plus développés et qui se sont autoproclamés «défenseurs des droits de l’homme», l’humanité a changé de couleur, laissant l’initiative à : «Chacun pour soit, Dieu pour tous». Pour l’instant, on se contente de condamner cet état de fait au moment où des centaines d’être humains subissent la loi des plus forts.

Publié dans DROITS DE L'HOMME

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