RCA : Les Centrafricaines se mobilisent contre l’enrôlement des enfants

Publié le par Gaboneco

L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) dénonce l’enrôlement forcé des enfants par les groupes armés opérant sur le territoire centrafricain. Proies faciles des différentes factions rebelles opposées au pouvoir de Bangui, plusieurs enfants sont victimes des enrôlements forcés à travers le territoire du pays.
A l’occasion de la Journée de l’enfant africain, l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) est montée au créneau pour dénoncer l’enrôlement des enfants et appeler le gouvernement à prendre les dispositions qui s’imposent pour mettre fin à ce calvaire.

Dans un communiqué publié, le 12 juin à Bangui, à l’occasion de cette journée, l’OFCA affirme qu’en plus d’être exploités dans les secteurs d’activités économiques, les enfants de la rue en Centrafrique sont une proie facile pour les groupes armés qui les enrôlent de force dans leurs rangs.

La semaine dernière, le préfet de Mbomou (sud-est), frontalière avec le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé la capture et l’enrôlement d’une trentaine d’enfants centrafricains par les rebelles du Mouvement de libération du Seigneur de Joseph Kony, qui avaient fait une incursion dans cette partie du pays.
Selon M. Yvon Bibalé, le porte-parole de la Fondation Les enfants d’abord, une organisation centrafricaine de promotion des droits de l’enfant, la Centrafrique compte environ 3000 enfants de la rue dont la moitié se trouve à Bangui, la capitale.

Tous ces enfants sont presque abandonnés à leur triste sort, a-t-il dit, ajoutant que la capitale centrafricaine ne dispose que de trois centres d’accueil, de formation et de réinsertion des enfants de la rue, d’une capacité globale de 450 places.

«Si aujourd’hui notre pays compte un grand nombre des enfants de la rue c’est la faute justement des parents et des autorités qui font preuve d’irresponsabilité vis-à-vis de ces enfants», a poursuivi M. Bibalé.

Il a par ailleurs dénoncé «les mauvais traitements» dont sont victimes les enfants centrafricains au sein de leurs familles respectives et dans l’ensemble de la société.

Dans une déclaration radiotélévisée à l’occasion de la célébration le 12 juin de la journée de l’enfant africain, le ministre secrétaire général du gouvernement, M. Gon Baba, a mis en garde «toutes les personnes physiques ou morales» exploitant des enfants mineurs.

«Le gouvernement va entreprendre une vaste opération pour identifier et réprimer toutes les personnes physiques ou morales qui sont auteurs de l’exploitation des enfants mineurs», a-t-il dit.

Selon M. Baba, plus d’un millier d’enfants mineurs centrafricains travaillent illégalement dans plusieurs secteurs économiques du pays. «C’est un fait très grave au regard des lois nationales et internationales car l’exploitation des mineurs sous toutes les formes est formellement prohibée», a-t-il conclu.

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